Pédophilie: les drôles d’oeillères de la gauche

Victoire d’étape avant la claque en votation populaire. La gauche parlementaire a martelé une fois de plus son Credo contre l’initiative anti-pédophile fondé sur la confusion fantasmée entre pédophilie et romance entre jeunes adultes et ados de plus de 15 ans.

Il y a deux jours, la voix compte-double de la Verte Maya Graf, présidente du Conseil national, a fait basculer la chambre du côté du rejet de l’initiative « Pour que les pédophiles ne travaillent plus avec des enfants ».

 

Nous en avons déjà parlé, la droite a déjà répondu, mais la gauche ne lâche pas son os pour autant, pour des raisons qu'elle ne dira jamais, mais qui apparaissent à l'identique à l'étranger et constituent, en somme, une sorte de patrimoine historique attachée à l'idéologie anti-familiale et - nous avons eu l'occasion de nous en apercevoir dernièrement - "anti-victimes", du socialisme. Un fanatisme qui contraste avec la conscience aiguë de la sanction prochaine en votation populaire. Ils savent qu'ils vont perdre, mais leur foi en le droit du pédophile à rester à tout prix en contact avec des enfants est plus fort que tout.

Au hasard des citations, quelques étranges trouvailles, aux accents pour le moins révélateurs:

"Chevalley Isabelle (GL, VD): Oui, cette initiative est mal rédigée, oui elle va poser des problèmes insolubles à de nombreuses associations. En effet elle n'a pas sa place dans la constitution fédérale, mais devant le peuple elle passera et certains électoralistes de ce Parlement l'ont bien compris et c'est pour cela qu'ils ne veulent pas de contre-projet direct. 

Mais la responsabilité d'élus est d'entendre les inquiétudes du peuple tout en ayant un texte qui soit applicable. Ne pas présenter un contre-projet direct serait faire preuve d'une irresponsabilité totale.

Ce dossier donne une image du Parlement où chacun reste dans son dogme que ce soit les électoralistes qui veulent aller se faire plaisir devant le peuple ou les puristes du Code pénal qui n'entendent pas l'appel du peuple.

Je vous en conjure, nous devons donner le choix au peuple entre l'initiative et le contre-projet direct. Ne pas le faire serait une prise d'otage des citoyens qui veulent faire quelque chose contre des pédophiles qui n'auraient jamais dû retravailler avec des enfants, mais qui sont conscients que l'initiative rendra la vie impossible à tout le milieu associatif."

La verte libérale vient confirmer le sentiment général selon lequel le milieu dit "associatif" est pour le moins mal fréquenté. Que l'on nous dise en quoi le fait d'exclure à jamais les pédophiles de ses rangs constituerait un danger pour la survie de ce milieu. Serait-ce que... Non, nous ne pouvons nous résoudre à le croire.

 

Du bon côté

Christian Lüscher pose la question à cent sous:

"Lüscher Christian (RL, GE): Madame la conseillère fédérale, n'avez-vous pas l'impression que si ce Parlement donne un mot d'ordre de rejet de l'initiative, il donnera l'impression au peuple, une fois de plus, que ce Parlement se range plutôt du côté des personnes qui ont commis des infractions que du côté des victimes? On a vu les désastres que ce genre de politique avait amenés ces dernières décennies."

La réponse de la Conseillère fédérale est la preuve que les plus hautes charges d'Etat ne transforment en rien l'occlusion de la pensée gauchiste. Ainsi, l'obstruction opposée, depuis maintenant une décennie, à chaque initiative de la Marche blanche, serait en fait une marque de "respect" envers la démocratie directe. La Conseillère fédérale fait allusion au contre-projet, diversion de l'initiative pour laisser une porte de sortie, un "espoir", via le pouvoir d'appréciation des juges, aux pédophiles déjà condamnés:

"Sommaruga Simonetta, conseillère fédérale: Je vous remercie de votre question, Monsieur Lüscher. Tous ceux qui rejettent cette initiative le font par respect - j'insiste sur ce point: "par respect" - de la démocratie directe. Ce n'est pas parce qu'ils veulent que rien ne soit fait, mais parce qu'ils savent qu'il y a un projet très concret, prêt pour passer en votation, qui va plus loin que l'initiative et que l'on peut faire entrer en vigueur plus vite que tout ce qui est possible dans le cadre de l'initiative. C'est pourquoi tous ceux qui disent non à l'initiative le font parce qu'ils veulent faire une bonne chose pour les enfants. (Applaudissements partiels)."

Ca ose décidément tout, et c'est même, paraît-il, à cela qu'on les reconnaît.

Enfin, Carlo Sommaruga, forcément, ponctue en assurant que l'initiative "viole le principe de la proportionnalité et que par conséquent elle ne pourra pas être correctement mise en oeuvre."

Pour cela vous pouvez lui faire confiance, il a consacré les dix dernières années de sa vie à empêcher l'application de l'initiative « Pour l'imprescriptibilité des actes de pornographie enfantine ». Même si cette nouvelle initiative passe devant le peuple, il consacrera les dix prochaines à tâcher d'en réduire les effets. Mais surtout n'allez pas croire qu'il est "du côté des personnes qui ont commis des infractions" plutôt que "du côté des victimes", sinon Charles Beer vous dira nauséabond.

 

Source

Pour ne jamais oublier qui a voté quoi, cliquer ici.

(Freysinger absent, difficilement compréhensible pour un membre du comité d'initiative, insupportable à accepter quand on sait que la décision est tombée à une voix. 45% du PDC, 42% du PLR et 100% des Verts libéraux ont voté avec la gauche, l'image est assez juste. Le PEV était aux abonnés absents. Un seul socialiste a voté contre, Chantal Galladé, militante contre la prostitution à 16 ans).

 

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2 commentaires

  1. Posté par Frédéric David le

    Etre obligé d’aller lire un article en allemand pour comprendre réellement que voter oui signifie rejet de l’initiative…
    Dites, critiquer c’est une chose, mais quand on se prétend journaliste, ont fait au moins un rappel de l’essentiel, sinon les images de qui vote quoi n’ont aucun sens.
    Merde, même les journalistes du 20 minutes savent ça…

    [La Rédaction: Personne ne se prétend journaliste, surtout pas nous. Chargez la page, cliquez sur les partis de votre choix. Les noms propres, qui ne sont pas réputés appartenir à une langue, de leurs membres apparaîtront alors (exemple: http://www.politnetz.ch/parlament/nr/abstimmung/9352/paedophile-sollen-nicht-mehr-mit-kindern-arbeiten-duerfen-volksinitiative#filter%5Bfaction%5D=ce). Nous avons effectivement oublié de préciser que Ja veut dire oui et Nein non… mais nous pensions, à tort, que même vous sauriez cela. A tout hasard -> http://translate.google.fr/ ou l’outil automatique de Chrome]

  2. Posté par Le pragmatique le

    Somaruga qui se fait violer, Il faut en avoir envie.
    Non à la lutte contre la pédophilie, sans doute en hommage à Frère Cohn bandit.

Et vous, qu'en pensez vous ?

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