Ce pour quoi les Suisses ont voté

Thomas Mazzone
Enseignant, écrivain

 

 

Une lettre ouverte aux médias institutionnels

 

Dimanche matin,, je fus sidéré de voir que certains, à quelques heures du scrutin, ignoraient encore l’enjeu de l’initiative Ecopop. Il est évident que la démocratie - à défaut d’être “une arme de destruction massive” comme l’entend Judith Mayencourt de 24 heures - est un idéal de pouvoir exercé par le peuple qui finit souvent par s’avérer le miroir du rapport de force en présence. Ce qu’on redoute, c’est, en fait, que les choses se dessinent autrement, comme le 9 février. Hormis cette “bavure”, la place pour le pouvoir exercé par le peuple est généralement bien maigre: le 30 novembre, des hommes et des femmes ont voté sans même avoir été informés de ce qu’ils devaient décider.

 

On ne va pas dire que les informations ne figuraient pas dans le matériel de vote. On ne va pas dire que les textes n’étaient pas clairs - au contraire! - , mais combien, aujourd’hui, ont le temps et la volonté de réfléchir au-delà du travail pré-mâché par les médias dans le but de flatter les egos en laissant l’apparence d’une liberté de conclusion. La dernière semaine, aucun avis favorable à Ecopop ne transparaissait dans la presse écrite. On ne faisait que répéter que les partisans de l’initiative étaient durs à trouver, alors que Les Observateurs ont pourtant laissé une libre tribune à ces “partisans de l’ombre”. Jamais un seul de nos contributeurs n’a été entendu à la radio ou à la télévision sur ce sujet. Malgré cela, avec plus de 25%, Ecopop (au vu de la provenance de nombre de ses votants) pourrait représenter la première force politique du pays: de quoi faire, au moins, planer la crainte de l’émergence d’un nouveau parti, d’un parti de certains laissés pour compte. Isolé, par la force de ses seuls membres et de ses sympathisants, le petit comité d’Ecopop a accompli un vrai miracle, tant pour récolter les 100 000 signatures que pour faire venir un thème crucial sur la table: le lien évident entre écologie et population.

 

Après le visionnement d’un reportage de la RTS sur l’initiative, on m’avait témoigné n’avoir compris uniquement que l’initiative était loufoque et que tous les partis étaient contre. On nous le fit bien voir. Pire, les opposants se permirent même une curieuse désinformation. Dans un spot publicitaire (avec une teinte de plagiat sauvage) signé Ecopop NON, on nous affirmait contre-vérité sur contre-vérité et on finissait même par nous dire que l’initiative aurait eu pour teneur de devoir distribuer des préservatifs dans le Tiers Monde. Un mensonge éhonté - surtout quand on sait qu’une association détournait des fonds pour distribuer, justement, des préservatifs contre l’initiative - ! Un mensonge comme celui de ceux qui prétendirent qu’Ecopop “n’avait rien à voir avec l’écologie”. Il faudra que certains se replongent dans leurs études de biologie et que d’autres se munissent d’une encyclopédie.

 

Mais il y a pire: moins efficaces qu’Ecologie et Population, les initiants du texte sur l’Or furent carrément réduits au silence. Jamais on ne pipa mot de ces rumeurs qui circulent sur les stocks d’or des Etats-Unis, coffre-fort planétaire incapable de rendre la monnaie à son client allemand. Sous les accusations et l’évidence de la nécessité d’organiser une vérification des réserves par souci de transparence démocratique, on préféra inviter des experts pour qu’ils démentent ces “rumeurs”. Nul besoin de rentrer dans les autres volets de l’initiative, qui, eux aussi, auraient pu créer un véritable débat sur les dogmes de l’économie émancipée de son rôle anthropologique d’outil, mais, uniquement, l’évidence du fait que ce mérite du débat, qui fit tant craindre en Ecopop, ne fut même pas obtenu par cette autre initiative en or, puisque portant sur de vrais enjeux.

 

La crainte d’Ecopop, une crainte irrationnelle allant jusqu’à la haine et jusqu’aux masques de la peur brandis dans le ciel finissant par nous faire croire en un score vraiment serré, fut surtout la réalité du vide sidéral qui anime nombre d’académiciens, de politiciens et de médias institutionnels: leur nudité face au débat ; leur nullité dans les prétendues différences qui enveloppent leurs perspectives d’avenir respectives. Tous furent d’accord pour crier au loup, mais sans pour autant savoir quoi répondre aux Suisses qui souffrent et aux voix dissidentes ; sans jamais  proposer une mesure réaliste, radicale et réellement définitive. “C’est plus complexe”, entendait-on souvent, “et les réponses apportées sont mauvaises!”

 

Alors, il nous reste une seule chose à faire: dire ce pour quoi les Suisses on voté, leur dire les conséquences inavouées de cette décision populaire, conséquences évidentes et qui auraient dû peser sur la balance du choix tel que présenté par les médias. Les Suisses savent-ils qu’ils ont voté pour grosso modo, 900 000 à 1 000 000 de gens en plus pour 2024, pour une suisse à 9 000 000 d’habitants, avec une immigration qui pourrait même exploser? L’initiative du 9 février présente une application modulable selon les besoins de l’économie en son sein et l’économie, c’est un rapport de force exalté par economiesuisse, organe qui s’est violemment prononcé, justement, contre cette initiative. Les Suisses ont-ils été informés du fait qu’il faudra densifier plus, sacrifier davantage de terres agricoles, et continuer selon un rythme effréné d’entassement de population? Rappelons que, dans l’Union Soviétique, au gré des grands espaces de Russie, on eut vite compris qu’il fallait entasser les gens dans des villes et dans des camps pour avoir plus d’emprise sur eux! Il y a certainement aussi un lien entre liberté et espace vital, un lien évident, qui, non plus, ne vint jamais à la bouche de nos sacrosaints “experts”. A croire que nous vivons dans un autre monde!

 

Les Suisses savent-ils, enfin, que leur Banque Nationale détient pour seule garantie des euros volatiles et de l’or qui n’existe peut-être pas dans des coffres percés? Lorsqu’il n’y aura plus rien, on s’en prendra au patrimoine architectural et culturel, à la force de travail renvoyée à l’esclavage pour dette 2600 ans après Solon, considéré comme un des pères de la démocratie. Les Suisses ont-ils été correctement informés? Outre-Sarine, on n’en fit pas davantage. Garder le peuple dans l’ignorance, c’est le début de l’obscurantisme, mais comme j’aime à le rappeler et comme j’aimerais le transmettre à ceux qui, aussi, ont le besoin d’écrire et ressentent l’envie d’ajouter un peu de cohérence en cette heure critique où la Suisse choisit, oisivement, la passivité devant le risque de sa propre décomposition: profitez-en, tant que vous pourrez, pour introduire des éléments de culture et de raison! Il n’y a que ceux-ci qui puissent in fine nous préserver du pire. Et à ce stade-là, et sous cet angle-là, 23 et 26%, c’est déjà une victoire! Au peuple qui se sent vraiment suisse: ne désespère pas! Aux médias internationalistes: la Suisse n’abdiquera pas.

 

Thomas Mazzone, le 1er décembre 2014

image: rts.ch

18 commentaires

  1. Posté par tmazzone le

    Cher Tapioca,
    Mon message et mon propos sont plus subtils que cet indice isolé de son contexte. Intellectuellement, comme l’a bien noté P-H Reymond, il y avait de quoi s’opposer à Ecopop, mais l’argumentaires des opposants ne s’est pas appuyé là-dessus. Jamais il ne fut fait mention des conséquences possibles d’un « non », mais en revanche, on nous a bassinés avec celles d’un « oui » dans les médias. Voilà tout l’enjeu de mon message. Or, nous ne sommes plus dans une situation, comme au XIVe siècle, où l’absence de changement dans la constitution correspond à peu près à une absence de changement dans le pays. Ici, les choses bougent et se désagrègent très vite. Intellectuellement, il y avait faiblesse et malhonnêteté, choses que nous avons retrouvé abondamment dans les débats et il vous faudra des arguments plus solides pour me démontrer le contraire.

    L’effet sur la population, comme, j’ai tenté de le souligner, relève de l’hypothèse, une hypothèse néanmoins valide alors que son contraire ne l’est pas. Si le rapport de force est égal au choix populaire, alors aucune conclusion n’est possible. En revanche, si le rapport de force diffère clairement du choix populaire, on peut supposer que ce choix s’est fait en toute indépendance. Ainsi, la conclusion qu’on pouvait tirer sur le peuple le 9 février ne peut pas être tirée pour le 30 novembre, puisque le rapport de force représenté par les partis était unilatéralement contre, ce que le peuple a très largement suivi. Notons aussi que rares sont les initiatives auxquelles aucun parti ne porte son soutien au niveau fédéral et, le cas échéant, elles sont généralement balayées.

    En revanche, votre analyse sur les 18-20% de non et 18-20% de oui est intéressante, mais cela signifierait que, vous aussi, prenez 36-40% des votants pour des idiots. Alors, on peut en venir à la dernière confusion à laquelle vous procédez à mon avis: la démocratie n’est pas attaquée par cet article et par mon propos. Jamais je n’ai affirmé, au contraire des socialistes, des partis bourgeois et des Verts, qu’il fallait restreindre nos droits d’initiative et de référendum. Non, je constate les limites et les imperfections de tout système humain, sans le remettre en cause en raison d’un vote ; Rousseau lui-même finit par avoir des doutes quant à la prétendue perfection de la démocratie. Personnellement, je pense même que dans certains pays, la Démocratie ne fait historiquement et culturellement pas sens et que le système suisse est plutôt une exception.

    Alors, contrairement à ce que fanfaronnent les « élites » triomphantes, mon seul propos fut de rappeler les circonstances de la victoire et, surtout, de tenter d’expliquer la panique qui les a saisies durant les deux premières semaines de campagne: le constat de leur propre faiblesse intellectuelle et la peur d’être remplacées ; la défense de leur propre intérêt « de classe » plutôt que celui de la Suisse. Ecopop est, malgré la défaite dans les urnes, une victoire des courants de pensée qui sortent du cadre de la doxa médiatico-politico-académique.

  2. Posté par Chris T le

    A ceux qui ont dit non à ECOPOP ! N’oubliez surtout pas ce qui est arrivé aux amérindiens, à leur mode de vie, à leur environnement et à leur culture ! Ainsi qu’aux Pandits du Cashmire, aux pigmés d’Afrique, aux jarawas des Andamanes, aux papous de l’Irian Jaya, aux aborigènes d’Australie et tous ces autres peuples qui sont ou ont été victimes d’une immigration massive et invasive ! Et qui vivent comme des réfugiés dans leur propre pays ! Vivre comme un étranger dans un autre pays, oui ! Mais vivre comme un étranger dans mon pays, non merci !

  3. Posté par Jean-Daniel Clavel le

    La victoire des opposants à ECOPOP est une victoire à la Pyrrhus: tôt ou tard, la Suisse devra reconnaître que deux conditions-cadre essentielles vont orienter sa dynamique de croissance future: d’une part les contraintes découlant du réchauffement climatique, d’autre part, les limites relativement étroites de sa croissance démographique.
    En ce qui concerne la contrainte du réchauffement climatique, les opposants à l’initiative l’ont superbement ignorée: pourtant, les faits sont là … et têtus. Il suffit de consulter les études réalisées à ce propos – elles sont nombreuses. Le fait que la CF Sommaruga les aie ignorées est simplement inacceptable et relève de la négligence ou de l’incompétence, pour ne pas dire plus. Ceci dit, la performance de la CF Sommaruga s’inscrit dans la ligné des performances des CF Merz et Widmer-Schlumpf, entre autres.
    En ce qui concerne la question de la population ou de l’immigration, dire, comme la CF Sommaruga l’a fait, que l’initiative ECOPOP est xénophobe est tout aussi inacceptable et relève de la désinformation. Voyez les derniers chiffres de l’OCDE – la Suisse est le premier pays d’immigration en Europe. Et poussons le raisonnement plus loin: d’où vient cette immigration? Qui la provoque?
    L’origine de cette immigration est en premier lieu de pays de l’Union Européenne (par exemple les ROMS chassés par leur propre pays, la Hongrie et la Roumanie, deux pays de l’UE: j’ai enseigné trois ans à l’université à Bucarest et connais certains aspects de la question « ROM » dans ce pays pour comprendre à quel point la responsabilité de la Roumanie et de l’UE est engagée): nous devrions ainsi accepter sans broncher les citoyens hongrois et roumains chassés par leur propre pays!!! L’origine directe de ce phénomène est aussi la politique catastrophique de certains pays de l’UE (Portugal, Espagne, Grèce, et j’en passe…) et de l’UE elle-même. J’ai participé aux débats sur la création de l’euro et sur l’analyse des politiques économiques des pays membre de l’OCDE: d’une part Bruxelles a ignoré les recommandations de l’OCDE faites dans les années 1990 pour la création de l’euro, d’autre part on connaît depuis le début des années 80 les erreurs commises par les pays européens en crise,… mais on semble ignorer ces avertissements et rien de concret n’a été entrepris depuis pour corriger le tir. Ceux qui ont participé à ces débats attendent depuis près de 15 ans la catastrophe. Et la Suisse devrait payer pour les bêtises et les mensonges de ces politiciens!!!
    L’origine de cette immigration est à nouveau, indirectement, l’Union européenne, en particulier en ce qui concerne l’immigration en provenance de l’Afrique de l’Ouest. L’UE et certains de ses pays membres (la France par exemple) reste une des puissances colonialiste essentielles dans cette région et les banques européennes se « servent » sans limite (exemple: coût de base annuel d’une carte de crédit à Dakar, 100-120% du salaire minimum, ce qui représenterait en Suisse 3-4’000.- francs par année… ; taux hypothécaire: 1ère année, 6.5%, dès la seconde année 21%…). Lorsque j’ai eu connaissance de ces chiffres et de la politique des banques à Dakar, j’ai fermé le compte que j’avais à la BICIS à Dakar. J’ai pu « apprécier », lors des cours que je donne à l’université UCAD à Dakar, le désarroi dans lequel vit une partie importante de la jeunesse sénégalaise.

    Il est clair que l’écrasante majorité des suisses n’a qu’une petite expérience internationale, insuffisante pour pouvoir comprendre le jeu que l’UE joue effectivement et à quel point ses dirigeants sont incompétents. C’est particulièrement grave pour ces suisses professeurs d’université (sic!) – on serait en droit d’attendre de ces personnes de véritables compétences dans ce domaine si déjà elles veulent s’exprimer publiquement ou tout au moins une certaine retenue). Quant aux clows, … leur qualité première est de faire rire.

  4. Posté par Tapioca le

    « à la réalité des expressions populaires dans la rue, sur les réseaux sociaux et sur les sites internet »
    La seule vérité, c’est celle des urnes, et elle fait mal aux initiants. Vouloir considérer les commentaires ou les votes sur internet comme une espèce d’expression populaire qui représenterait la véritable opinion sous-jacente face aux « méchantes zélites mondialistes crypto-marxo-capitalistes », c’est bien mignon sur le papier, mais ça n’a pas tenu face au résultat des urnes. Ca peut marcher quelques fois (minarets, 9 février), mais de là à en tirer une généralité…
    Et il ne faut pas se leurrer : 25 % c’est un score extrêmement faible par les temps qui courent (bon OK l’initiative sur l’or a fait moins bien, c’est dire) : on aurait le Conseil Fédéral le plus faible de tous les temps, un parlement fantoche, et deux initiatives révolutionnaires qui proposent de remettre en question de manière radicale l’ordre établi, et elles ne sont pas fichues de convaincre plus d’un électeur sur quatre ? Voyons… Il y a dans ce pays un socle d’environ 18 % – 20 % de gens qui voteront systématiquement pour les initiatives/referendums, et la même proportion contre. Seule la part qui dépasse représente réellement des convaincus, et cas échéant, c’est pas très brillant.
    Alors on aura beau jeu de critiquer les médias ou la faiblesse des moyens, le peuple qui serait honteusement floué par toute la classe économico-politico-médiatique, la réalité c’est que cet argument, resucée de maints dimanches noirs déçus, ne prend pas : le passé a montré que le peuple, dans sa globalité, vote toujours en connaissance de cause, et que comme l’a souligné Philippe Roch dimanche, si l’initiative Ecopop n’a pas passé, c’est que le peuple suisse n’en voulait pas, point. On ne peut pas glorifier le brave peuple suisse qui bannit minaret et immigration de masse, puis derrière le descendre au moindre vent contraire. Quant à souhaiter du malheur pour la Suisse et pour les Suisses, ou leur dénigrement systématique, eux qui ont eu l’outrecuidance de voter non, cela démontre une immaturité politique qui rappellerait presque certains nervis d’extrême-gauche.

  5. Posté par Marie-France Oberson le

    @Philippe qui écrit ::« L’homme est ainsi fait, il faut qu’il soit face à la catastrophe pour agir. »
    …………………………………………..
    « Pour que dans le cerveau d’un couillon la pensée fasse un tour, il faut qu’il lui arrive beaucoup de choses et des choses bien cruelles. » (Céline : « Voyage au bout de la nuit »)

  6. Posté par Leb le

    Pourquoi? A cause d’une association de salopards, sans scrupules, aux moyens illimités!
    http://non-a-ecopop.ch/
    Le 30 novembre 2014, nous voterons sur l’initiative populaire « Halte à la surpopulation – Oui à la préservation durable des ressources naturelles », ou « Initiative Ecopop ».

    Le « Comité Suisse solidaire – non à Ecopop » a été créé dans le but d’opposer à Ecopop un NON très clair. Il est composé principalement de syndicats, d’organisations de migrant-e-s, de partis politiques (Parti socialiste suisse, Les Verts suisses), des jeunesses de parti (JUSO, Jeunes Verts suisses) ainsi que d’autres organisations de la société civile.

    Pour les raisons suivantes, le « Comité Suisse solidaire – non à Ecopop » défend le NON le 30 novembre 2014 à l’initiative inhumaine de dangereuse qu’est Ecopop:
    • Parce qu’Ecopop fera des migrant(e)s des personnes de seconde classe
    • Parce qu’Ecopop fera baisser les salaires et que des emplois seront menacés
    • Parce qu’Ecopop affaiblira l’AVS et mettra en danger les soins aux personnes âgées
    • Parce qu’avec la pseudo solution d’Ecopop, la protection du climat et du paysage sera plus difficile
    • Parce qu’Ecopop fera faire fausse route à la collaboration suisse au développement

    • Parce qu’Ecopop fait des migrant(e)s des boucs émissaires

    • Robert Cramer, Conseiller d’Etat, Vice-Président les verts
    Ecopop ne résout aucun problème environnemental, c’est une initiative démagogique contre l’immigration
    • Amanda Ioset, secrétaire politique de Solidarité sans frontières
    L’initiative Ecopop postule que tous les problèmes viennent des « autres ». Elle est le nouveau visage du nationalisme et de la xénophobie
    • Vania Alleva, coprésidente d’ Unia
    Un oui à Ecopop est un encouragement à augmenter la pression sur les salaires
    Communiqués de presse, matériél de campagne et infos pour le rassemblement peuvent être télécharger
    Télécharger ici
    Comité Suisse solidaire – Non à Ecopop | Waisenhausplatz 21 | 3011 Berne

    Télécharger:
    Medias
    • Invitation à la conférence de presse 06.10.2014
    • Conférence de presse, 06.10.2014: Communiqué
    • Conférence de presse: Dossier de presse: download ici (pdf)
    • Sondage gfs sur l’initiative Ecopop 24.10.2014: Communiqué
    • Invitation à la manifestation 1.11.
    • 8’000 personnes contre Ecopop sur la Place fédérale à Berne: Communiqué
    • Sondage gfs sur l’initiative Ecopop 19.11.2014: Communiqué
    • Les résultats de l’initiative Ecopop: Communiqué
    Matériel de campagne
    • Dépliant du comité: download ici (pdf)
    • Affiche du comité: download ici (pdf)
    • Logo du comité: download ici (jpg)
    • Dépliant du comité (turque): download ici (pdf)
    • Dépliant du comité (anglais): download ici (pdf)
    • Dépliant du comité (serbe/croate/bosniaque): download ici (pdf)
    • Dépliant du comité (albanais): download ici (pdf)
    Rassemblement 1er novembre
    • Affiche du rassemblement: download ici (pdf)
    • Dépliant du rassemblement: download ici (pdf)
    Newsletter
    • Newsletter du 11 novembre 2014
    Revue de presse:
    • RTS, online, 06.10.2014

  7. Posté par Pierre-Henri Reymond le

    J’apprécie le commentaire de Monsieur de Rougemenont, et aussi la réponse avisée qui lui a été proposée. Aucun des argument des opposants ne m’a convaincu. Le comble des combles fut mis par Simonetta quand elle a invoqué la xénophobie! Au fond, c’est tout ce que j’ai retenu des opposants, avec la fin de la prospérité. Pour ma part, au delà de ce que j’ai déjà dit, j’avoue avoir été aussi paranoïaque. Car, comme un chien de Pavlov, dès que je vois « planning familial » je pense aux parasite suvbventionnés de l’Association suisse de lutte contre le sida » et à leur brochure de propagande. Brochure dont je signale que j’ai eu connaissance par les Observateurs. Cette brochure de propagande pas triste dans laquelle vous trouvez une confession d’émois de pissotière de gare!
    Alors quand je lis « encouragement au planning familial volontaire » je m’autorise à subodorer où l’argent va passer! Et cela me suffit! En fait c’est ce qui disqualifie l’initiative à mes yeux. C’est un sous produit de socialisme pur jus!

  8. Posté par Cusin Muriel le

    Magnifique, la lettre ouverte de Thomas Mazzone…
    je suis triste pour mon pays, je suis triste de penser que la sauvegarde de nos paysages n’intéresse que si peu de monde….

  9. Posté par KANDEL le

    Honte à l’UDC qui n’a pas soutenu ECOPOP; pourquoi, sûrement à cause de la peur des conséquences pour la bonne marche de l’économie.
    Mais il n’y a pas QUE cela dans la vie, si la Suisse a une croissance démographique continue, la vie en Suisse va devenir invivable: routes surchargées, explosion des incivilités, insécurité croissante en ville et partout, la Suisse ne sera plus la Suisse mais la CROISSANCE, sous toutes ses formes se portera bien, pauvres moutons suisses (les médias ont dit, … il faut suivre) décidément la Suisse indépendante, libre et fière de 1291 est morte.
    C’est vrai qu’avec la libre circulation, elle s’est suicidée à grands pas, elle va devenir « comme les autres », les Waldstätten c’est bien fini, à part quelques attardés dont je fais partie.

  10. Posté par tmazzone le

    Cher M. de Rougemont. Ce n’est qu’un constat par rapport à l’attitude des médias, et par rapport à la réalité des expressions populaires dans la rue, sur les réseaux sociaux et sur les sites internet. Les gens qui votaient oui savaient de quoi ils parlaient, les autres, pas tout le temps, de leur propre aveu. Les médias – revenons-y – n’ont respecté aucune pluralité et ont sciemment empêché ceux qui avaient quelque chose à dire de répondre aux arguments fallacieux des défenseurs du « non », prétendant que nous n’existions pas, alors que nous le leur avons activement fait remarquer. L’attitude paranoïaque et hystérique des partisans du « non » démontre que sur le terrain des arguments, ils n’étaient pas sereins. C’est la seule explication, au vu du score: cette « élite » se rend compte, implicitement, qu’elle n’est pas intellectuellement légitime. Le texte n’étant pas parfait, reconnais volontiers qu’il y avait des arguments pertinents en faveur du « non », mais ces arguments n’ont jamais été avancés par ces « élites », précisément parce que cela aurait revenu à invalider les mensonges sur lesquels ils se sont appuyés: « aucun lien entre écologie et population », « financement possible à long terme de l’AVS par l’immigration surnuméraire » et quantités d’approximations sur la teneur et les effets éventuels du texte. La démocratie est, de fait, souvent le rendu d’un rapport de force qui a cours dans la population votante, elle n’est nullement gage d’intelligence et de réflexion, soyons clairs, mais c’est justement parce qu’on [l’élite] rouspète lorsque cette même démocratie va, de façon surprenante et plutôt rarement, à l’encontre de ce rapport de force, qu’on peut dire que le peuple a peut-être fait preuve de plus d’intelligence. Une telle conclusion n’est pas possible lorsque le score donne raison au rapport de force. Cela ne veut pas dire que l’un ou que l’autre, mais on ne peut, simplement, pas en tirer la même conclusion du « peuple intelligent ». De fait, les éléments de réponse que je donne tendent à confirmer la thèse de l’ignorance et de l’influence des médias, dans un matraquage absolument scandaleux et partial. A ce niveau-là 25%, c’est plutôt enthousiasmant. Je ne pense pas que vous puissiez me donner des leçons de « respect de la démocratie » ainsi. Il faut étayer.

  11. Posté par Michel de Rougemont le

    Il était impératif de reconnaître sportivement et démocratiquement une défaite par 50.3% – 49.7% le 9 février. Y mettre des nuances était déjà un parjure irrespectueux de la majorité.

    Mais ce 30 novembre avec du 75,65% – 24.,35% il est bien sûr, si je comprend les commentaires faits ici, que ceux qui ont voté oui sont des imbéciles, aliénés à des forces sombres, manipulés par des méchants incapables (ou plutôt trop capables), et qui n’ont vraiment rien compris à rien.

    Le peuple n’est donc éclairé que par une lumière polarisée, seulement s’il vote « juste ».
    Merci pour le respect et l’esprit démocratique.

  12. Posté par john Simpson le

    excellente texte! Il faut capitaliser sur ce 25%

  13. Posté par François le

    Tout va très bien Madame La Marquise !
    Eh bien ! Voila, Madame la Marquise,
    Apprenant qu’il était ruiné,
    A pein’ fut-il rev’nu de sa surprise
    Que M’sieur l’Marquis s’est suicidé,
    Et c’est en ramassant la pell’
    Qu’il renversa tout’s les chandelles,
    Mettant le feu à tout l’château
    Qui s’consuma de bas en haut ;
    Le vent soufflant sur l’incendie,
    Le propagea sur l’écurie,
    Et c’est ainsi qu’en un moment
    On vit périr votre jument !
    Mais, à part ça, Madame la Marquise,
    Tout va très bien, tout va très bien.

  14. Posté par Economico le

    Le résultat n’est pas si mauvais si l’on considère que l’initiative n’avait aucun soutien de parti politique, absente des réseaux sociaux. Le pouvoir des arguments peut se faire entendre sur la toile à condition de professionnaliser ce mode de communication.

  15. Posté par oro le

    Après cette votation du 30 septembre 2014 et le triple non, le franc suisse est en baisse par rapport à l’Euro. Les facultés d’économie tout comme les diplômes qui y sortent devraient être rayés de la carte. Car la crise mondiale démontre de manière implacable leur inanité. Personnellement je vois l’économiste qui rime trop avec fumiste, remplacé avec bonheur par économe, L’économie c’est comme cette gelée anglaise verte, on appuie à gauche avec la petite cuillère et elle bouge à droite sans qu’on sache réellement pourquoi.
    .
    Le CHF A LA BAISSE peut aussi signifier que les « élites » de la finance pensaient très sérieusement que le OUI à l’OR et à ECOPOP AURAIENT PU AVOIR DES EFFETS POSITIFS SUR LA SUISSE, en adoptant des dispositions qui vont à l’opposé de celles qui président à la « gestion » des pays qui nous entourent et sombrent dans la faillite économique.
    .
    Aujourd’hui on sombre dans le madoffisme et ses méthodes d’escroc. La BNS est devenue un grand casino pour petits copains, on joue avec l’argent des chrétiens. Pour maintenir cette situation les finances publiques cantonales sont prises en otage, elles continuent sur la voie de l’endettement sans limites et en contrepartie, elles attendent les bénéfices de la BNS pour boucher une partie des trous.
    .
    De plus la BNS DEVIENT UN IMPOT SUPPLEMENTAIRE pour jouer à la loterie, après le trucage de la pléthore des taxes et la montée de la TVA. Tu gagnes, on empoche, tu perds c’est toi le contribuable qui paie encore une fois. Pourquoi, parce qu’il paie ce billet sur le coût de la vie, l’alimentation etc. et sur ses dépenses à l’étranger.
    .
    Tout ça pourquoi ? Pour continuer la pression de la surpopulation et de la surchauffe qui en résulte avec la création d’entreprises venue de l’extérieure qui font payer aux contribuables suisses les coûts réels de leur installations, tout en amenant systématiquement leur main-d’œuvre étrangère pour laquelle ils veulent des habitations subventionnées, évidemment….
    .
    Voilà pourquoi ce n’est pas un problème de gauche ou de droite, puisque syndicats et majorités de gauches et de droites étaient mains dans la main, prêts à casser cette illusion binaire, pour continuer à nous tondre. Et si l’Europe suivait attentivement ces votations c’est qu’elle participe à la curée avec l’aide d’étrangers subventionnés qui infestent nos moyens de communication et nos institutions.

  16. Posté par Poultok le

    Jamais vu une campagne aussi unanimement mensongère et déchaînée de la part des médias mainstreams. Deux exemples parmi bien d’autres : Oui à l’or aurait fait le jeu des spéculateurs, ou, oui à l’or affaiblirait le CHF (Idem pour Ecopop) ! Démocratie il y aurait s’il existait une diversité d’opininions dans les médias mainstreams. La démocratie n’existe pas. La Suisse est foutue.

  17. Posté par Philippe le

    Ecopop c’est non. On peut dire aujourd’hui que les opposant ont gagné. Mais c’est une victoire à la Pyrrhus. Effectivement quelle immense armée (politique, médiatique et de mensonges) pour écraser un tout petit groupe.
    Ecopop a simplement mis une alarme en route mais personne ne l’écoute et pourtant le feu a déjà bien commencé. L’homme est ainsi fait, il faut qu’il soit face à la catastrophe pour agir.

  18. Posté par Böse Birgitt le

    Les naufrageurs ont rouvert les vannes. Preuve que le remplacement de pop à bien eu lieu : et que tous les citoyens influents bien nantis ont obtenus des facilités – comme annoncé ces dernières années – d’obtention de la nationalité suisse, en grand nombre.

Et vous, qu'en pensez vous ?

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