Judith Butler, Docteur Honoris Causa de l’Université de Fribourg ?

NDR. Judith Butler, égérie de la théorie du genre , docteur honoris causa de l’Université de Fribourg?
Après Vincent Peillon , ancien ministre socialiste de l’éducation français nommé à l’Université de Neuchâtel, Judith Butler honorée à l’Université de Fribourg : les sciences humaines se distinguent…

 

JA Fribourg, les 14-15 novembre se déroulera la célébration des 125 ans de l'Université  suisse, dont la Faculté de Théologie est l'une des plus réputée du monde. Pour l'occasion, Judith Butler a été invitée par la Faculté des Lettres de la même Université pour recevoir un Doctorat Honoris Causa. Pour rappel sur Judith Butler, lire ce post.

Il est étonnant de constater le décalage entre cette décoration et l'attachement au catholicisme professé publiquement par l'Université. Cette dernière se nomme d'ailleurs "l'Université des Catholiques Suisses". De plus, son Grand Chancelier est traditionnellement le Maître de l'Ordre des Dominicains, actuellement le Père Bruno Cadoré, et le Recteur actuel de l'université est aussi un Dominicain, le Père Guido Vergauwen. De même, les évêques suisses patronnent l'Université. Le silence voire le mépris des problèmes engendrés par l'idéologie du Gender se lie également à une forme d'omerta (voulue ?) sur la remise du Doctorat à Judith Butler. Peu d'informations circulent sur le net. Quelques affiches sont placardées dans l'université.

En plus, les autorités ecclésiastiques semblent, de manière délibérée, se désintéresser de ce grave événement. L'évêque titulaire n'est apparemment au courant de l'affaire que depuis peu. Cependant, le fait que la cathédrale soit utilisée pour la Messe Universitaire du 15 novembre semble ne pas le déranger. La venue du Maître de l'Ordre ne fera ensuite qu'accentuer l'aura de la remise solennelle des Diplômes à l'université, en présence de toutes les autorités civiles, universitaires et ecclésiales. Est-ce une reconnaissance explicite de l'idéologie du Gender par les Dominicains ? S. Jean Paul II était venu à Fribourg en 1984. Aujourd'hui, c'est Judith Butler qui vient. Quel contraste !

Aussi, pour ne pas laisser passer un aussi grave événement, il est important de communiquer notre indignation aux autorités compétentes :

Mais aussi à des autorités civiles, notamment à M. Jean-Pierre Siggen, conseiller de l'Etat de Fribourg. Il sera présent lors de la cérémonie du 15 : http://www.fr.ch/ce/fr/pub/meta_navigation/contact.cfm.

Pour ceux qui seraient disponibles, une conférence "ouverte au public" de Judith Butler aura lieu le 14 novembre entre 18h00 et 20h00 (http://agenda.unifr.ch/e/fr/590/). N'hésitons-pas à venir pour poser les vraies questions !

 

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6 commentaires

  1. Posté par Gaelle le

    Ah tous ces gens qui se plaignent, mais lisez la d’abord la Judith (bon courage d’ailleurs!). Toutes ces réticences sont bien marrantes: « restons bien chez nous en nous cachant yeux et oreilles pour que surtout PERSONNE NE TOUCHE AU MONDE ET VALEURS QU’ON CROIT NATURELLES alors qu’en fait c’est juste des constructions qu’on nous rabâche depuis permette les mouettes ». Nous, citoyens suisses moyens, et nos valeurs qui empêchent les gens différents de vivre correctement MAIS SURTOUT NE CHANGEONS RIEN MON DIEU.

  2. Posté par Jan Deuss le

    Peillon, Buttler : pas très catholique tout ça…

  3. Posté par Jean Rossier le

    L’Université bientôt plus du tout catholique de Fribourg et sa faculté bien peu humaniste des Lettres s’était déjà distingué il y a peu. Profitant du départ à la retraite du Professeur titulaire d’Archéologie paléochrétienne et byzantine J.M. Spieser et de la réforme simultanée des sciences historiques, la faculté des Lettres et son doyen avait disséqué cette chaire d’archéologie s’intéressant aux racines du christianisme et de son évolution dans le monde byzantin.
    Les finances ainsi épargnées ont permis d’arroser copieusement les chaires d’histoire, de musicologie et d’histoire de l’art (placement du professeur d’histoire de l’art à 100%, créations de plusieurs postes de professeurs en musicologie, …). Le groupe de travail décidant de la refonte des sciences historiques étant composé à une immense majorité de personnes ayant un intérêt immédiat dans le partage des ressources « libérées » par le départ à la retraite du Professeur déjà mentionné, la suppression de la chaire et le non-renouvellement du poste fut acquis dès le lancement de la réforme. Et annoncé bien plus tard aux étudiants, dont le sort importait bien peu aux yeux de la direction universitaire.
    Ah! Ces belles magouilles universitaires… Quand des salaires démesurés (cf. classes de salaire État de Fribourg) et des attributions de nouveaux postes de professeurs se bricolent dans d’obscures groupes de travail gangrenés par le copinage inter-professoral… Le tout sur le dos des étudiants en archéologie paléochrétienne et byzantine, unique chaire de recherche de ce genre en Suisse. Le doyen M. Soulet de la Faculté des Lettres avait simplement annoncé tardivement à ces étudiants qu’ils « devaient finir leur bachelor rapidement [sans mention le fait que la majorité des cours en archéologie avaient été supprimés], et se rendre ailleurs, dans une autre Université, pour poursuivre leurs études. ».
    Dégagez, pauvres cons grattant les cailloux des premières églises de la culture occidentale, en quelque sorte. Toutes ces bricolages se font évidement aux frais du contribuable fribourgeois, qui n’a aucune idée du sombre fonctionnement mafieux de son Université, et, surtout, aucun contrôle démocratique sur cette institution autocratique et ayant perdu tout ancrage catholique!
    La brève plus haut ne fait que confirmer cet état de fait.

    Écrit sous pseudo pour des raisons professionnelles évidentes.

  4. Posté par Marie-France Oberson le

    J’aimerais savoir sur quel critère se base l’Université pour rendre à cette personne un si grand honneur ? L’Université de Fribourg veut-elle , pour se montrer elle aussi »ouverte »aux idées nouvelles, faire dans la provoc ?

  5. Posté par Nicolas le

    Nul besoin de théorie, elle est du genre pas sortable.

  6. Posté par Pierre-Henri Reymond le

    Saviez-vous qu’il y a un changement de sexe dans la bible? L’Evèque et les théologiens le savent-ils? En effet, le grand poisson est masculin (dag) quand il avale Jonas et féminin (daga) quand elle le recrache. Ceci en hébreu bien sûr! Aurait-on écrit poissonne en français? Ou bien ne s’est-on pas embarrassé de petits détails?Je ne sais, mais ce détail n’a rien avoir avec le gender!

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