Armée. Le jeu de massacre : même de la part du Service public ?

Uli Windisch
Rédacteur en chef

 

La Suisse est certainement un des rares pays où l’armée est constamment ridiculisée, moquée, dénigrée. Cela peut encore se comprendre de la part des antimilitaristes et autres pacifistes ou socialistes. Ces derniers, tout en voulant participer au gouvernement fédéral (et interdire à d’autres d’y siéger) ont toujours dans leur programme la suppression de l’armée ! Ce qui signifie en clair que s’ils y parvenaient, en cas de guerre ils auraient joué le rôle de traîtres à la patrie. Il faudrait le leur rappeler régulièrement en ces temps de menaces de guerres  très réelles, en plus terrifiantes.

Que le service public suisse, en l’occurrence certains journalistes de la radio romande, viennent œuvrer dans le même sens doit surprendre plus d’un étranger. Quant aux Suisses, ils ne semblent même plus réagir. Ou faut-il croire qu’ils ont fini par intérioriser le fait qu’il devient normal et courant de ridiculiser l’armée ?

Il n’est pas nécessaire d’être obsédé par les dangers et les menaces multiples, et même de plus en plus graves et meurtrières, pour se rendre compte qu’une armée est non seulement nécessaire mais devient de plus en plus indispensable et doit être forte, puissante et multifonctionnelle, prête également à faire face à toutes sortes de nouveaux dangers. Mais ces nouveaux dangers n’excluent pas qu’une armée au sens plus traditionnel et classique reste toujours et également indispensable, vitale.

On le sait, ceux qui ne veulent pas d’armée insistent constamment pour nous dire qu’une armée traditionnelle n’a plus de sens, et que, ce qu’il faut, c’est inventorier les vrais et nouveaux dangers. Ce discours finit presque par devenir dominant.

Faut-il le répéter, c’est aux militaires de penser à une armée complète et susceptible de faire face à tous les dangers, anciens comme nouveaux, et l’on sait que nous avons le personnel qualifié pour le faire et il le fait en permanence.

Mais à chaque évocation d’un scénario de menaces nouvelles, les moqueurs patentés entrent en action pour tenter de nous faire croire que ce travail est ridicule et ne correspond en rien à ce qu’il nous faudrait. Eux savent, voyons !  Sans jamais être véritablement entrés dans la logique d’une pensée militaire réelle et compétente.

Ainsi va une partie du débat politico-médiatique suisse. C’est quasiment à qui rira le plus fort  et à qui trouvera l’image la plus grotesque pour dénigrer l’armée.

Mais là où cela devient grave et ne peut plus être accepté c’est lorsque des journalistes du Service dit public viennent surenchérir dans ce jeu de massacre. Est-ce vraiment leur rôle ?

Dans ce jeu, le journaliste Pietro Bugnon, dans l’émission Signature.ch de la RTS, 30 septembre 2014, vient en rajouter une couche, et il semble en être très fier. Certes, cela doit plaire aux opposants susmentionnés mais est-ce bien là, le rôle de ce Service dit public, qui jouit, en plus, d’un monopole scandaleux de la parole médiatico-politique publique.

Ce n’est pas parce que l’armée a des réserves financières ou ne dépense pas pour dépenser qu’elle est à condamner ou à ridiculiser.

Oui, il n’est pas non plus scandaleux que l’armée ne réussisse pas à définir exactement à quoi elle ressemblera dans le futur et à quoi elle servira exactement.

Elle doit tout simplement avoir les moyens afin de pouvoir faire face à tous les dangers connus et à tous les dangers qui apparaîtront progressivement mais qui ne sont pas prévisibles comme le calendrier lunaire. Les médias veulent tout savoir des scénarios de l’armée et dès qu’il y en a un, virtuel, qui est rendu public, c’est pour s’en moquer.

Quand admettra-t-on qu’il faut laisser les militaires travailler en leur faisant confiance pour se préparer à un maximum de dangers prévisibles et prévoir les scénarios même les plus invraisemblables, sans que nous ayons besoin de les connaître en détail et à chaque instant.

Et certaines années il faut  plus d’argent que d’autres et il se pourrait bien que subitement des moyens exceptionnels soient nécessaires, ce qu’une planification de type quinquennal ne peut prévoir.

Il est donc stupide de parler de « crédits dodus » dont disposerait l’armée, parce que tout l’argent n’est pas immédiatement dépensé.

Et qu’il est ridicule, en fait irresponsable, d’ironiser sur les 300 millions de francs inutilisés provisoirement et laissés à l’armée en l’absence d’achats de nouveaux avions de combat. Citons  la profonde originalité de l’ironie :

« à moins que l’on décide de renouveler le stock d’élastiques de jambes. 100 millions de paires à 3 frs, cela nous ferait 1000 paires par soldat avec une armée de 100'000 hommes. Franchement, quel beau cadeau ! »

Ce n’est pas le rire que tout le monde aime que nous critiquons mais cette attitude de base, générale et profondément ancrée, qui considère qu’il va de soi de se moquer constamment de l’armée, une tendance par ailleurs héritée des antimilitaristes et/ou de la gauche.

Sous-jacente au rire, il y a une véritable irresponsabilité à perpétuer ce jeu dans une période pleine de menaces, anciennes, nouvelles et encore inconnues, certaines des plus terrifiantes.

Cela  d’autant plus lorsque cette irresponsabilité, affichée et fière, vient d’un Service dit public  omniprésent et largement monopolistique.

En fait, un  Service public au service de quel public ?

 

Uli Windisch, 5 octobre 2014

 

 

13 commentaires

  1. Posté par KANDEL le

    Jessica, tout à fait d’accord avec votre analyse de la situation de la Suisse et de la nécessité d’avoir une armée forte et loyale (aucun étranger à la civilisation judéo-chrétienne ne doit recevoir quelque grade que ce soit, … mieux, toute personne dont les convictions l’empêcherait de faire la guerre à des islamistes ne doit pas être incorporée dans l’armée).
    Voici une reprise complétée qui vous concerne aussi me semble-t-il!
    Les barbares de l’EI arrivent à Kobané le 10/10/2014
    https://www.youtube.com/watch?v=_vRjbRcJzUo″
    Imaginez la scène s’ils arrivaient, p. ex., à Lausanne.
    Que se passera-t-il avec les 38% de Suisses de souche?
    Avec les blancs, les femmes, les jeunes-filles, les fillettes (dès 7-8 ans, voir moins) ?

    QUI RÉSISTERA?

    RÉPONSE: Jessica, Kandel, Christoph Blocher, Freysinger, Addor, ….

    En premier lieu il faut organiser la remigration massive des étrangers à la civilisation judéo-chrétienne présents en Suisse et l’arrêt total de toute nouvelle entrée de ces derniers en Suisse!
    Fini la libre circulation, retour du contrôle aux frontières.
    Parallèlement, il faut renforcer l’armée suisse et tout particulièrement ses capacités de rétablir l’ordre si la cinquième colonne présente en Suisse s’avisait de vouloir semer des troubles en apprenant l’approche de l’EI ou la proclamation d’un état islamique dans une partie de la France voisine quand la guerre civile qui se prépare aura éclaté (entre les musulmans et les Français de souche).

    Concernant la France, voici où on en est à Lille: 27.06.2014 […] Je fais à mon niveau cet amalgame, j’assume pleinement, je vis en métropole lilloise, ce n’est même plus un amalgame mais un constat, il n’y a pas de modérés, juste des planqués qui attendent leur heure pour tout détruire, croire en un islam modéré est une des grandes conneries du monde occidental, due à la couardise d’affronter les muzz frontalement, alors que eux les muzz savent que ce sera eux ou nous, c’est cela qu’ils veulent ! le nier est un aveuglement magistral !

    Pour la RÉSISTANCE, maintenant, COURAGE et continuons de proclamer bien haut ce que la bienpensance interdit de dire (honte aux journalistes qui savent très bien tout cela mais qui font tout pour le dissimuler, … ils croient, à tort, échapper ainsi aux couteaux des égorgeurs que l’on sait … mais ces derniers haïssent les lâches.) !

    Si nécessaire, le moment venu, la RÉSISTANCE devra passer au stade suivant en sachant que, de leur côté, les égorgeurs que l’on sait aiguisent toujours leurs couteaux !

  2. Posté par jessica le

    ET pendant ce temps, les pays de l’UE (y compris la Suisse qui s’y est totalement inféodée) DIMINUENT chaque année le budget de leur armée , diminuent leurs troupes, et ne disposent plus que d’armements et de matériel de obsolète, car cela coûte trop cher ! Les soldats français en prennent plein la poire! Ils ne font plus que de la figuration au Mali (ce qui coûte pourtant des centaines de millions à la France) car ils n’ont pas le matériel adéquat pour combattre les terroristes.
    Les gouvernements sont forcés de compenser les dizaines de milliards que l’UE verse chaque année pour « entretenir et armer l’OTAN, qui est 100% sous les ordres des américains. Ce sont les pays de l’UE (et la Suisse) qui versent ces milliards à Bruxelles.
    Les européens, à plat ventre, ne font que payer et obéir aveuglément aux USA. (Sauf la Russie, raison de la haine des US envers elle et sa volonté de la détruire par tous les moyens).
    De toute façon ils n’ont plus le choix, ils n’ont plus d ‘armée digne de ce nom pour se défendre et dépendent totalement des USA. Même leur économie, leur nourriture va devenir totalement dépendante des normes et diktats US avec le traité TAFTA ou TIIP qu’elle s’apprête à signer.
    Nous DEVONS exiger de notre gouvernement qu’elle maintienne une armée forte et moderne. Dès que nous aurons 1 million de musulmans, protégés et soutenus par les associations gauchistes et « pseudo-antiracistes » ils nous imposerons l’islam ou la mort.
    Seule une armée forte, seules nos troupes pourrons nous protéger et nous aider à nous défendre.
    A part pour les Gripen, à ce jour le peuple suisse a toujours majoritairement soutenu le maintien de notre armée, et cela malgré toutes les attaques des socialistes et diverses associations anti- armées. Maintenant que même nos gouvernants lâchent notre armée nous devons la soutenir plus que jamais, nous battre la conserver et l’améliorer à tout prix. Pour lui donner le budget nécessaire pour entretenir une troupe de 100’000 hommes bien formés, armés et équipés. Et de grâce des militaires suisses !
    (Je préfère de loin que mes impôts aillent à l’armée plutôt qu’ils servent à entretenir des millions de pseudos réfugiés).
    Certes il faut repenser notre armée, pour quelle puisse intervenir efficacement en cas de conflits internes (et pas seulement lors de la réception de VIPs genre Forum de Davos ou autres), revoir et contrôler sa gestion, virer tous les profiteurs et incompétents qui y sévissent vissés depuis 20/30 ans à leur « fauteuil », et ne pensant qu’à se remplir les poches grâce aux lacunes actuelles.
    Un bon exemple du laxisme et de la lâcheté de notre gouvernement, il n’y qu’à voir comment nos magistrats, copains élus par nos politiques, préfèrent sanctionner et condamner nos policiers et gendarmes qui font leur travail et accorder tout leur soutien et leur totale empathie envers les criminels!

  3. Posté par jessica le

    La cyber guerre? La guerre technologique via drones interposés? Bien sûr MAIS elle n’a pas remplacé la guerre « traditionnelle », ces moyens technologiques sont juste venus s’y ajouter ! L’OTAN lui-même a admis que pour éradiquer rapidement l’EI il faudrait envoyer des troupes « au sol » et cela ILS s’y refusent catégoriquement, et que par conséquent ils prévoient au moins 3 ans pour y arriver !
    Ce n’est pas avec des moyens « technologiques » que les barbares de l’EI massacrent et égorgent des centaines de milliers de gens, mais AU SOL, avec couteaux, des machettes et des fusils et des mitraillettes! Et ils avancent plus vite que les « alliés »!
    Bombarder, si possible avec des drones, armer jusqu’aux dents toutes sortes de groupes terroristes, en sachant pertinament que la moitié de ces armes sera vendue aux djihadistes de l’EI et que ses groupes terroristes finiront un jour ou l’autre par les retourner contre nous, comme en Lybie, Irak, Pakistan ou Afghanistan (à qui l’UE vient de faire un don de 1.4 milliard de dollars) alors que l’économie de l’UE est en déliquescence! .
    Voyez ce qu’il se passe en Syrie et en Irak, malgré les bombardements « alliés » les forces de l’EI sont « à peine » ralenties, Kanobé est sur le point de tomber entre leurs mains, et les kurdes s’y font massacrer par milliers sans que la Turquie,( pays amis de l’UE et sur le point d’en devenir membre et accessoirement intermédiaire de l’EI pour vendre leur pétrole à bas prix aux pays de l’UE) ne bouge le petit doigt et empêche même les kurdes de Turquie de passer la frontière pour aller les aider!

  4. Posté par KANDEL le

    Les barbares de l’EI arrivent à Kobané le 10/10/2014
    https://www.youtube.com/watch?v=_vRjbRcJzUo″
    Imaginez la scène s’ils arrivaient, p. ex., à Lausanne.
    Que se passera-t-il avec les 38% de Suisses de souche?
    Avec les blancs, les femmes, les jeunes-filles, les fillettes (dès 7-8 ans, voir moins) ?
    Qui résistera?
    Qui se battra?
    Que restera-t-il de notre civilisation ?

  5. Posté par Alticor le

    Belle analyse Monsieur Windisch, et le comble c’est que l’information et la défense du territoire, sont tous deux des services publics vitaux pour notre sauvegarde en cas de crise, avec des coups bas pareils en temps de paix, comment imaginer une saine collaboration en situation dégradée ? Je rejoins le commentaire de François Villard en début de page, il y a des traitres et des sabordeurs à l’œuvre qui suivent un agenda précis, et il n’est pas à notre avantage.

  6. Posté par Francois Villard le

    A ne pas en douter, dénoncer les journalistes qui s’amusent à saper les institutions, ne seront nullement inquiétés. Cela ne m’empêchera pas de rester « indégoûtable », d’accomplir mon devoir de citoyen, par le témoignage et l’engagement.
    Sommes-nous dans un processus que les communistes appelaient « le sens de l’histoire »? Je n’en sais trop rien mais il est vrai que j’ai le sentiment que les dés sont pipés. L’intrusion des services américains dans toutes les structures de commandement de notre armée, la « normalisation » OTAN en est l’un des signes visibles, semble en fait suivre un agenda secret.
    On a déjà tant détruit de matériels, dégoûté tant de citoyens et semé la discorde parmi les citoyens qui ont fait du service militaire que l’on arrive à développer des thèses de coopération avec l’étranger, à caricaturer une défense devenue inapte à assurer la mission n°1 de l’armée (voir art. 58 de la Constitution Fédérale) soit de défendre le pays.
    Et puisque l’argument défense arrive sur la table, des artistes de la manipulation vous expliquent que l’assistance aux populations civiles c’est aussi de la défense.
    Cet agenda secret est d’ailleurs soigneusement tenu par des membres d’un gouvernement dont aurait pu imaginer le contraire. Il semble satisfaire aussi les gens du parti socialiste et des verts dont on peut soupçonner les intérêts doctrinaires.
    Je redoute simplement que la situation continue à se dégrader et que le désastre dont nous avons bon gré, mal gré été préservé depuis 1847, vienne mettre cul par dessus tête notre système de démocratie directe. Démocratie directe qui, elle aussi, gêne plus d’un politicien, tellement les initiatives et autres référendums les empêchent de tourner en rond.
    Probablement ce sera le seul message que les « sabordeurs » du système comprendront, devant l’incroyable situation où les villes seront ravagées par une guerre civile ou semblable à celle qui est en train de démolir l’Ukraine, la Syrie ou l’Irak. Ils auront beau jeu pour vous dire « Quoi! Vous avez même été incapables de nous préserver de tout ça? ».
    Fabuleux jeu associant la malhonnêteté intellectuelle à la perversité d’esprits dont les citoyens « normaux » feront les frais.
    Joyeuses perspectives que seule l’ironie vous permet d’apprécier avec une lueur d’espoir.

  7. Posté par Pierre-Henri Reymond le

    Je suis incapable, hélas, de vous dire pourquoi je considère l’armée comme un pilier, un fondement. Sans doute de nombreuses lectures sont contribué à cette certitude.
    Or, hier, je suis attablé à une terrasse. Un homme s’approche et me demande s’il peut partager ma table. Homme d’un âge certain et à l’aspect ordinaire, il engage la conversation sur le chien qui m’accompagne. Propos anodins d’abord, puis que j’oriente par petites touches, jusqu’à ce qu’il sorte un écusson militaire de sa poche. Un de ces écussons qu’on trouve sur les uniformes. Je dis alors que c’est celui du 2ème REP (régiment étranger de parachutistes). C’est! Les vannes sont ouvertes, et mes oreilles boivent ses propos. Il a été partout. Il croyait avoir tout vu au Vietnam, mais le pire fut au Rwanda! Il parle aussi de ses filles, dont l’une est commandant de bord de Boeing 747. En Afrique, il leur a appris à manier le couteau de combat, car la chair des jeunes blanches était appréciée. Il est aussi pilote. Et, en fin de compte, il me raconte qu’un officier français participant au défilé de la police lui a présenté ses respects. Il est colonel. Pendant une heure j’ai reçu les confidences d’un homme debout. A la fin, ému, je l’ai militairement salué après lui avoir serré la main. C’est ainsi que j’ai appris qu’on ne salue pas militairement en ayant la tête découverte. C’est un symbole qui, bien que je n’en sache les fondements, j’agrée. L’armée ignore-t-elle le sens dont elle est dépositaire? J’aimerai le retrouver, et revoir cet homme!

  8. Posté par Pierre H. le

    Moi, ça fait au moins 20 ans que je le sais, mais certains découvrent seulement maintenant. Toute la propagande faite depuis au moins une ou 2 décennies pour amoindrir voire supprimer nos armées en Suisse et en Europe (par qui ? De nouveau les socialistes !) n’a rien de pacifique ou pour le pacifisme ou pour une quelconque « noble » cause. C’est uniquement pour nous affaiblir, nous démunir, nous rendre vulnérable et sans défense. Maintenant qu’on est très affaiblis, nos zélotes du nouveau désordre mondial, qui eux ont renforcé leur armée, peuvent venir nous donner des ordres, nous menacer, nous dire ce qu’on doit faire et doit pas faire. On ne peut plus opposer aucune résistance et on ne peut que se plier aux ordres ou être détruits, mis en faillites ou être abandonnés sans défense à notre sort si on est plus utiles ! Ca avait longtemps été une arme des communistes de l’Ex URSS que d’infiltrer divers groupes dans les pays étrangers ennemis et de promouvoir le pacifisme béat, le « peace and love », Woodstock, les hippies (dont j’ai été et donc je sais de quoi je parle), la drogue, etc. Ils n’auraient ensuite plus eu qu’à entrer dans nos pays avec toute leur armée et nous souffler contre pour qu’on se rende, étant de « nobles » pacifistes sans défense. Les socialistes savaient tout ça et savent toujours. Et pour maintenant, la suppression de l’armée ou des armées en Europe, ils savent aussi. S’ils ne savent pas, ce sont des benêts naïfs, et s’ils savent, ce sont soit des tordus pervers, soit des masochistes. Le problème est que le socialisme est une maladie mentale sans frontière. Les socialistes n’ont donc aucune notion de nation. Ce sont des internationalistes apatrides dont la seule idéologie est le contrôle absolu de tout.

  9. Posté par ben le

    Cela fait plaisir de voir que dans une société qui ignore volontairement ou non l’histoire suisse européenne ou mondiale, des hommes tels que vous croient encore à l’utilité d’une armée efficace, bien entraînée et équipée décemment. Parce qu’à force de n’entendre parler que de cyber-guerres, les technocrates oublient bien souvent qu’il faut et qu’il faudra toujours des hommes sur le terrain et du matériel.

  10. Posté par colibri le

    Excellent article qui met du baume au cœur de tous ceux ayant accompagné et connu nombre de militaires du Régiment 8 d’Infanterie et oser dire que l’Armée de nos jours n’a plus sa raison d’être quand on voit le manque de cohésion de ces anti, on ne peut qu’être heureux d’avoir connu des hommes pour qui le mot Suisse,personne âgées et entraide de la part des plus jeunes représentait encore quelque chose

  11. Posté par Alain le

    Bravo ! Belle analyse !
    A propos des nouvelles menaces, les vraies, pas celles pour noyer le poisson, il nous serait à tous utile de lire (ou de relire) notre stratège suisse contemporain Bernard Wicht. Il y a pas mal d’articles accessibles sur Internet, et même Jacques Pilet lui a consacré une de ses chroniques.
    A mon sens, ses écrits sont admirables, véritablement novateurs pour comprendre notre époque troublée, et renouvellent sans tomber dans le passéisme la notion de milice (citoyen-soldat).
    Alain

  12. Posté par Lyapunov le

    Crédits dodus ? C’est un reproche objectivement ridicule. Les dépenses militaires 2013 de la Suisse, en % de son PIB, se montent à 0.8 %. Pour comparaison, la Suède a dépensé 1.2 % de son PIB 2013 pour sa défense, l’Allemagne 1.3 %, la France 2.2 %, et les USA 3.8 %. (http://data.worldbank.org/indicator/MS.MIL.XPND.GD.ZS)
    La Suisse est exemplaire en la matière. Le seul reproche possible est qu’elle ne dépense pas suffisamment pour être efficace.

  13. Posté par KANDEL le

    Désolé, il faut toujours, et encore, rappeler les « fondamentaux de l’existence humaine » :
    C’est hélas très simple, les hommes libres doivent être prêts à défendre leur liberté ou se résigner à la perdre, . . . c’est une leçon de l’histoire.
    Thomas Jefferson: Le prix de la liberté, c’est la vigilance éternelle.
    Pour que l’oppression triomphe, il suffit que les hommes libres ne fassent rien.
    L’islam est incompatible avec la civilisation judéo-chrétienne (les musulmans devraient se convertir à Jésus-Christ, … mais Mahomet veille, les apostats doivent être tués).
    Ceux qui ignorent l’histoire, se condamnent à devoir la revivre.

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