Le retour des prédateurs: la bête avant l’Homme ?

Pierre Kunz
Ancien député PLR, Genève

Les médias romands traitent en général ce qu’il est convenu d’appeler « le retour des prédateurs » d’une manière superficielle. Ils tendent ainsi à favoriser les dérives sentimentales et utopistes de tous ordres caractérisant notre société richissime, notamment celles véhiculées par certains soi-disant défenseurs de l’environnement et de la biodiversité. Cultivant la crédulité et les émotions de leurs concitoyens, ces derniers mènent entre autres combats celui de la réinstallation du loup, de l’ours et du lynx dans un pays dont nos aïeuls avaient fini par les chasser voici plus d’un siècle parce qu’ils entravaient leur labeur.

 

Un mensonge originel fonde toute la communication des défenseurs des trois prédateurs. Il consiste d’une part à laisser croire que ces derniers ont disparu de nos terres parce qu’ils auraient été « persécutés » par l’espèce humaine, pourchassés à cause de nos peurs ancestrales et pour de mauvaises raisons. D’autre part, il vise à nous convaincre que le retour des trois animaux serait naturel et que nous serions forcés de nous y adapter. Or la réalité est très différente. Si les Helvètes exterminé le loup, l’ours et le lynx voici plus d’un siècle ce ne fut pas par stupidité et méchanceté mais bien parce que ces animaux leur nuisaient. Et si ces derniers reviennent c’est parce que nos parlementaires, se pliant aux exigences des activistes de l’écologie, en ont interdit la chasse.

La réapparition des prédateurs représente en 2013 pour les apiculteurs et les éleveurs le même embarras qu’en 1850 et pour le bétail le même danger de mort. Promouvoir leur retour exigerait donc une argumentation fondée sur des éléments plus sérieux que le naturalisme simpliste qu’affichent les écologistes. Ils pourraient évoquer l’intérêt que cette réapparition marquerait sur le fonctionnement de l’écosystème mais comme cet intérêt est inexistant ils sont contraints de s’en abstenir. L’action de quelques individus reste en effet sans influence significative sur l’écosystème ; quant à une présence nombreuse, elle demeure impossible parce qu’elle impliquerait des efforts de prévention et des dommages insupportables pour les éleveurs comme pour les deniers publics requis par leur indemnisation. Les écologistes pourraient aussi mentionner l’attrait touristique et pédagogique du loup, de l’ours et du lynx, mais ils n’en pipent mot puisque bien évidemment personne ne sera jamais en mesure d’apercevoir ces prédateurs dans leur environnement naturel.

La dérive intellectuelle des « jusqu’au-boutistes » de l’environnement et de la biodiversité trouve probablement son explication dans le constat que chez eux la sensiblerie et le dogmatisme ont manifestement pris le pas sur la raison. Le professeur Jacques Blondel le souligne d’ailleurs dans son dernier ouvrage (L’Archipel de la vie) : « Les représentants les plus radicaux de l’écologisme militant conçoivent l’idée de Vie, le sentiment de Vie, comme l’unique valeur, l’unique source d’une éthique possible. La profession de foi de ce « bio-centrisme » est de proclamer la vie de la mère Terre plus précieuse que celle de l’espèce humaine et, en tous cas, prioritaire sur elle ».

Pas étonnant donc qu’ils s’expriment comme s’il existait une seule « vraie » biodiversité et un seul fonctionnement « juste » des écosystèmes. Ce sont celle et celui qui évolueraient « naturellement », c’est-à-dire hors de toute ingérence de l’espèce humaine. Evidemment incapables de fixer la période à laquelle correspondraient la vraie biodiversité et le fonctionnement juste des écosystèmes, ils sont condamnés à rejeter l’idée même de l’extinction d’une espèce, fût-elle la moins utile, et à militer pour la réintroduction de toutes celles qui ont disparu, le loup, l’ours et le lynx en l’occurrence.

Ces gens discourent et se comportent comme si l’humanité ne faisait pas partie de la biodiversité, comme si, contrairement aux autres espèces animales et végétales, elle n’avait pas le droit d’agir comme toutes les autres, à son profit, sur l’environnement. Au prétexte de la protection de la nature, au sein de laquelle pourtant les espèces se détruisent, disparaissent et apparaissent en permanence, l’Homme devrait, lui, se mettre « hors jeu ». Il devrait se limiter à assister à cette lutte aussi éternelle que naturelle, se contenter de veiller à sauvegarder les animaux et les végétaux peuplant aujourd’hui la planète, même ceux qui lui nuisent et dont il a pu se débarrasser au cours des siècles.

Pour l’humanité certaines espèces sont fonctionnellement essentielles en ce sens qu’elles assurent des fonctions indispensables en termes de production de biens et de services. L’Homme doit donc apprendre à mieux mesurer l’impact de ses activités sur son environnement, sur la biodiversité en particulier, cela pour des motifs éthiques, certes, plus prosaïquement parce que c’est son intérêt bien compris, « durable », et que son intelligence l’ordonne.

Mais à l’évidence le retour que certains ambitionnent du loup, de l’ours et du lynx n’a rien à voir avec ces préoccupations légitimes et intelligentes.

Pierre Kunz, ancien député et constituant PLR

Article publié également par Le Temps, 8 novembre 2013

19 commentaires

  1. Posté par Denis Calomens le

    Autant Géo que Bernd Palmer soulèvent de VRAIS et graves problèmes qui concernent toute l’humanité et la planète et c’est précisément ceci qui fait ressortir le côté absurde et futile des « pro-prédateurs », car en définitif, malgré que nous sommes face à d’immenses défis pour la sauvegarde de la planète, ces personnages érigent en « noble combat pour une noble cause » leur obsession à vouloir imposer à tout prix ces animaux dont la nature et l’humain (en Europe de l’ouest) se passent parfaitement bien depuis 1 siècle et avec lesquels une cohabitation « harmonieuse » était déjà impossible il y a cent ans et l’est encore plus de nos jours…Décidemment, certains Don Quichottes ont du temps et de l’argent à perdre… il est en revanche inadmissible que nos impôts servent à financer leurs coûteuses lubies, car c’est effectivement les deniers publiques qui servent à payer les dégâts et les frais/études engendrés par ces prédateurs d’origine incertaine !

  2. Posté par Géo le

    Bernd Palmer@ « La production ainsi que le rendement agricole augmentent de façon continue, »
    Et bien sûr, vous pensez que cela va continuer comme ça sans problème. J’ai tendance un peu à me répéter, mais construisez une courbe avec 50 mille humains il y a cent mille ans, cent mille il y a cinquante mille ans, 200 millions au début de l’ère chrétienne, 4 milliards en 1950 et 7 milliards en 2010. Et dites-nous si vous pensez que la production agricole va suivre longtemps cette progression…

  3. Posté par Bernd Palmer le

    @Géo:  » Vous devriez cependant tenir en compte le fait que la progression démographique de l’espèce humaine devient inquiétante et que la plupart de nos problèmes viennent ou vont découler de la surpopulation de notre espèce. »
    Une bonne raison pour lâcher les loups sur l’humanité?

  4. Posté par Bernd Palmer le

    @Géo: « Philippe Roch a dit que la Terre pouvait supporter trois milliards d’individus, pas plus, et je suis sûr qu’il n’a pas tort. Nous en sommes à sept ou huit. Les terres agricoles disparaissent au même rythme que l’humanité pullule. »
    Philippe Roch a tort; ce n’est pas grave, mais il faut l’admettre. La production ainsi que le rendement agricole augmentent de façon continue, aussi grâce à l’augmentation de la concentration du CO2 (essentiel pour les plantes !) dans l’atmosphère.
    http://wattsupwiththat.com/2013/11/26/world-agricultural-output-continues-to-rise-despite-dire-predictions-of-decline/

  5. Posté par david le

    Ah bah oui, ne gardons que les espèces que l’on mange et qui travaillent pour nous. Exit les vers de terre (qui produisent l’humus), exit les araignées (qui limitent la prolifération de mouche et autres insectes), exit bien entendu les prédateurs (qui limitent la prolifération des grands herbivores plus que la forêt ne pourrait le supporter). Merci les chasseurs qui augmentent artificiellement la population de ces grands herbivores en les nourrissant à outrance et merci aux éleveurs qui transforment notre pays en potager ou pâturage géant. Merci aux astronomes qui cherchent une planète lointaine qui serait habitable par l’homme, quand la Terre sera complètement déréglée et ne sera plus, elle, habitable. Chaque fois que l’homme a tenté de domestiqué la nature, sachez-le, il n’y a eu qu’un seul perdant.

  6. Posté par yeti05 le

    Par Pop003

    pop003
    Depuis des milliers d’années, les humains chassent les grands prédateurs de troupeaux. Le retour du loup est une catastrophe pour l’élevage artisanal en montagne, qui va disparaitre, tellement il a été volontairement fragilisé par des lois européennes uniquement dédiées aux giga-exploitations. Le résultat, c’est une perte de biodiversité, car, en montagne, les résineux envahissent les terres pastorales abandonnées en moins de 10 ans, et là, fini les fleurs, les insectes associés, les batraciens, les reptiles, les oiseaux, les rongeurs, les petits mammifères : sous les sapins, c’est la désolation, le sol est mort. Les terres ravinent. 3000 ans de pastoralisme ont modelé la montagne et ses traditions, le retour du loup pour le business du loup (cf st martin de vésubie) tue la montagne, chasse ses habitants, détruit la culture et les traditions associées. Signé: un écologiste qui protège la biodiversité humaine et animale. Ceux qui croient que les écolos sont pour le loup se trompent. Ceux qui sont pour le loup dans le contexte alpin actuel ne sont pas des écolos, mais des snobs qui idéalisent la nature et les relations entre un biotope et ses habitants.

  7. Posté par yeti05 le

    Aucune cohabitation sereine n’a jamais existé, autant en France, en Suisse que dans les autres pays étrangers, les paysans ont toujours lutté contre ce prédateur.

    En plaine, comme en montagne, depuis 20 ans, toutes les « mesures de protections »‘ se sont révélées inefficaces, comme l’a démontré, en France, le Séminaire sur la prédation au mois de Juin à Valdeblore dans le 06.

    Les loups se jouent de nous Bergers, et attaquent de jour en notre présence et celle de nos chiens, et partent avec leur proie dans les bois, proie que l’on n’aura que très peu de chances de retrouver.

    Le loup est loin d’être une espèce en voie d’extinction dans le monde.

  8. Posté par colibri le

    l’ancienne génération avait un loup particulier qui guettait les héritages,il a évolué alors laissons la nature arbitrer les combats entre les pour et contre l’animal .Que les gardiens de troupeaux prennent desv chiens spécialement dressés pour assurer la sécurité des animaux ce que faisait nos moutonniers de l’époque ,contre les prédateurs peut -être à deux pattes à une époque bien des animaux ont dû servir de gigot au temps des fameux tickets de rationnement alimentaire quand au loup il joue un rôle spécifique ,il indique s’il y a pollution ou pas dans l’environnement .Alors remercions le de sa présence grâce à lui on sait l’air pur régnant dans nos montagnes

  9. Posté par helenesparron le

    M. JLV la production d’espèces domestiques par biogénèse (quel vilain mot!), ça s’appelle l’Evolution. Des espèces évoluent, se diversifient ou disparaissent. Vous opposez le sauvage au domestique. Que dites-vous de cela: en France en 2012, on impute au loup l’assassinat de 6102 brebis, 8500 si l’on ajoute les animaux disparus. Si on estime une brebis à 50kg, les éleveurs français ont « mis à disposition » 305 tonnes de viande à disposition du loup l’an dernier. Chez moi, ça s’apparente à du racket. Maintenant, le loup en France: 300 individus qui ont besoin de 10 kg de viande/semaine x 52semaines: 520×300 soit156 tonnes nécessaires par an. Maintenant expliquez moi comment un animal soit-disant sauvage tue 2,5 fois plus que nécessaire et uniquement sur du cheptel domestique? Et vous allez essayer de nous faire croire que le loup est un animal sauvage qui ne vit que de la faune sauvage? Le loup vit en commensal de l’homme, c’est un parasite incapable de survivre sans que les éleveurs le nourrissent. Voilà la réalité du loup. Il n’a rien a faire en Europe de l’ouest, pire avec tous les lâchés clandestins qui ont lieu pour satisfaire les délires néo-sauvages de vos consorts, vous avez d’ors et déjà détruit génétiquement la sous-espèces qui nous concerne. Arrêtons le massacre avant que le loup sibérien soit pollué et anéantis à son tour.

  10. Posté par Denis Calomens le

    L’Homme est utilitariste voudrait tirer profit de son environnement ? Eh alors ? La belle affaire ! Ceux qui s’offusquent de cette réalité démontrent qu’ils ne connaissent rien au fonctionnement de la VRAIE Nature (pas celle de Walt Disney ou de Brigitte Bardot…!) . En effet, si l’on observe cette dernière, on constate qu’elle est tout sauf harmonie et douceur et que TOUTES les espèces vivantes, végétales ou animales, sont dans un combat perpétuel pour s’étendre et prendre le dessus sur celles qui les entourent. Observez (p. ex. 🙂 simplement la mousse ou le trèfle dans un jardin et vous aurez une bonne idée de cette réalité. Il se trouve que l’Humain a pu survivre grâce à son génie et c’est la seule espèce au monde qui peut se permettre de prendre le dessus sur les autres espèces qui l’entourent, car il possède les aptitudes et les moyen physiques et intellectuels à gérer cette hégémonie. Ceci ne s’applique à aucune espèce animale ou végétale. Souhaiter, voir imposer, le retour des grands prédateurs aux populations qui doivent vivre avec au quotidien, et comme souhaiter, voire introduire, des limaces dans le potager de son voisin cela…

  11. Posté par OURAGAN le

    Les écologistes enseignent a nos enfants, parce qu’ils sont malléable, les bienfaits du loup et de l’ours, sans jamais en montrer la réalité, http://leloupdanslehautdiois.blogspot.fr/2013/06/le-loup-un-animal-merveilleux.html préparant les populations du futur a se plier en douceur a leurs fantasmes destructeurs. Ces procédés ont déjà été employés dans d’autres dictatures!

  12. Posté par céline le

    Il est vrai que le loup amène à la (bio)diversité de biens et de services pour ceux qui le défendent. Ils n’ont pas peur du chômage avec tout l’argent qu’ils arrivent a ponctionner de droite ou de gauche afin de le faire vivre, et en cette période de crise ils ne s’étonnent même pas s’ils mettent de vrai filières en difficulté. Quand je vois toutes les études que l’on fait pour faire cohabiter deux espèces antagonistes depuis la nuit des temps, que l’on cherche a éduquer un animal sauvage, sachant que cela n’est pas possible, sinon il ne sera plus sauvage, que l’on pousse les éleveurs a prendre chiens pour se défendre, sans penser que ceux ci (les chiens) mangent différemment que les moutons et que l’on ne pense pas à combien coûte leur nourriture, je me dis qu’effectivement dans la diversité d’inepties payées, le loup a le merite de faire vivre un tas de parasites insoupçonnés.army

  13. Posté par OURAGAN le

    En parallèle avec « de production de biens et de services. »,
    on peut comprendre productions de biens :
    vitaux, disséminés sur tout le territoire assurant de fait une stratégie qui ne met pas tout ces œufs dans le même panier en cas de crise ou de conflit.
    Puis production de services pour la protection de la biodiversité comme le dit :
    le cemagref :Les pratiques pastorales ancestrales participent à une forme d’équilibre et à la diversité des milieux de montagne que l’on connait actuellement.Elles sont notamment indispensables au maintien des prairies d’altitude riches en espèces végétales. Par exemple, la déprise de ces espaces conduit à une progression des ligneux (arbres ou arbustes) et une fermeture du paysage qui peut être néfaste à la biodiversité végétale ou animale..
    ou Université de Grenoble 1, Saint-Martin-d’Hères, FRANCE (Université de soutenance) 
    Enfin, les résultats d’une expérience de 6 ans de restauration de 4 pelouses par débroussaillement et pâturage montrent que la richesse spécifique et le nombre d’annuelles et d’espèces rares ont augmenté, avec des maxima atteints 3 à 4 ans après débroussaillement. Le maintien ou la restauration de pratiques agro-pastorales extensives (combinaison de pâturage et d’entretien mécanique pluri-annuel), paraît donc indispensable pour conserver à long terme les pelouses calcicoles du Vercors. 
    Mais encore : Programme Life Nature , cher aux écolos
    réferentiel technique et économique sur le redéploiement du pastoralisme…
    Le pastoralisme est aujourd’hui considéré comme une solution durable a l’entretien des milieux en faveur de la biodiversité. Il est également un outil de préservations des milieux contre les incendies. Par ses multiples vocations, le pastoralisme est donc présent dans de nombreux documents de planification territoriales comme les documents d’objectif des sites Natura 2000 mais également les plans départementaux de défense de la forêts contre les incendies.
    Donc inutile de monter sur ses grands chevaux, le lecteur saut faire la différence entre interprétation idéologique et réaliste.

  14. Posté par OURAGAN le

    « , il a voulu comprendre pourquoi nous avions (l’homme) une telle crainte de ce canidé » encore une fois il ne s’agit pas de la peur du canidé par l’homme, mais d’éviter la disparition du pastoralisme, indispensable a la biodiversité! aucun berger ou rural vivant de et en accord avec la nature n’a peur du loup! Elise, vos propos sont hors sujet, ils s’adresse aux citadins qui. de toute façon n’en ont rien a faire de ce que fait le loup tant que ce n’est pas chez eux que ça se passe.

  15. Posté par yeti05 le

    Excellent article, nous avons bien le même problème en France, l’on nous impose ces prédateurs alors que notre environnement ne s’y prête pas, certains rêvent de milliers de loups sur notre territoire, d’ours ou de lynx, c’est sans compter l’humain, ses activités, son maillage de réseaux de communications, c’est peut-être possible au Canada, en Sibérie, dans des régions désertiques, mais pour ce qui est de la France ou de la Suisse, cela reste totalement incompatible avec nos activités.
    yeti05, Berger salarié.

  16. Posté par jlv le

    Encore un élu qui résume la biodiversité à la production de biens et services…je cite « Pour l’humanité certaines espèces sont fonctionnellement essentielles en ce sens qu’elles assurent des fonctions indispensables en termes de production de biens et de services. »…..en résumé, le domestique serait gage de biodiversité….pourtant le domestique descend directement du sauvage….alors quant l’homme produira de nouvelles espèces domestiques par biogenèse…il ne nous restera plus qu’ à éradiquer le sauvage, puisqu’il ne sera plus essentiel à un productivisme de masse…

  17. Posté par elise le

    Bonsoir, j’ai découvert le magazine INUMAGINFO.COM, il a voulu comprendre pourquoi nous avions (l’homme) une telle crainte de ce canidé, prenez le temps de regarder « canis lupus, la peur du loup » sur http://www.inumaginfo.com/loup.html , en vous remerciant.
    Elise

  18. Posté par Denis Calomens le

    Un grand bravo à Mr Kunz pour son excellente analyse et pour son courage, car il en faut afin de ne pas « hurler avec les loups » de nos jours. Géo à tout à fait raison aussi, mais les prédateurs disparus d’Europe de l’ouest depuis plus d’un siècle, et que d’aucuns voudraient imposer à grand frais et contre les règles élémentaires du bon sens (le territoire ne s’y prête tout simplement plus pour une cohabitation à peu près « harmonieuse » entre ces prédateurs et l’humain dans l’Helvétie de 2013…!) ne vont en rien régler le problème de la surpopulation dans le monde. Tout au plus, mobiliseront-ils des fonds et des ressources qui seraient indispensables à des fins plus utiles… Mr Kunz a aussi raison, lorsqu’il dit que les pro-prédateurs (pas nécessairement tous adeptes de l’écologie politique !)sont bien incapables de situer précisément l’époque de l’âge d’or de la biodiversité à laquelle ils se réfèrent, car à ce moment là et en suivant leur logique, soit il faudrait réintroduire également le mammouth (théoriquement et bientôt possible grâce aux progrès de la science en matière d’ADN…), soit ils devraient admettre que c’est l’humain lui-même le problème et dés lors, ils devraient être conséquents avec leurs théories fumeuses et se suicider. Après-tout : charité bien ordonnées commence par soi-même et cela ferait un « sâle » humain de moins…. « C’est absurde » me direz-vous ? Oui, au moins aussi absurde que l’idée de vouloir imposer le retour d’animaux disparus depuis des lustres et dont l’humain, ainsi que la nature / les biotopes s’en passe très bien, jusqu’à preuve du contraire… preuve que ces rêveurs pro-prédateurs, sont bien incapables de fournir.

  19. Posté par Géo le

    d’accord avec vous sur une grande part de votre message. Vous devriez cependant tenir en compte le fait que la progression démographique de l’espèce humaine devient inquiétante et que la plupart de nos problèmes viennent ou vont découler de la surpopulation de notre espèce. C’est extrêmement mal vu par tous les milieux politiques de dire cela, ce n’en est pas moins quelque chose dont l’évidence ne va pas tarder à s’imposer. Philippe Roch a dit que la Terre pouvait supporter trois milliards d’individus, pas plus, et je suis sûr qu’il n’a pas tort. Nous en sommes à sept ou huit. Les terres agricoles disparaissent au même rythme que l’humanité pullule.
    « Si tu t’imagines, fillette, fillette, que cela va continuer comme ça… »

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