Ziegler Jean : Disqualifié pour incompétence (Wikileaks)

Des remous. C’est le moins que l’on puisse dire. La proposition du Conseil fédéral, rendue publique en plein été, de renommer Jean Ziegler (JZ) comme expert de la Commission des Nations-Unies pour les droits de l’homme, à l’un des trois postes attribués aux pays occidentaux, ne passe pas inaperçue. Des parlementaires fédéraux du PLR, du PDC et de l’UDC entendent en effet remettre en question ce choix du DFAE, le département responsable dont le chef nous avait habitués à ce jour à plus de circonspection dans ses choix.
Pourquoi ne faut-il pas renommer JZ ? D’abord parce qu’il s’est disqualifié tout au long de ses mandats précédents.

 

SCOOP

Selon un document trouvé sur wikileaks (http://www.cablegatesearch.net/cable.php?id=02ROME5540), un site que JZ risque de moins admirer dans les jours qui viennent et qui met en cause les déclarations laudatives du porte-parole du DFAE, le chef du programme mondial pour la nourriture de l'ONU avait demandé le 24 octobre 2002 au secrétaire général de l'ONU Kofi Annan de le licencier pour incompétence. Sergio Vieira de Mello, haut commissairede l'ONU pour les droits de l'homme, avait reçu copie de cette demande.

Voici un premier extrait de ce cable: 

UN'S SPECIAL RAPPORTEUR ON THE RIGHT TO FOOD JEAN ZIEGLER) IS SERIOUSLY DAMAGING THE EFFORTS OFTHE WORLD FOOD PROGRAM TO RESPOND TO FOOD CRISESAROUND THE WORLD, AND PARTICULARLY NOW IN SOUTHER AFRICA.

Et en voici la conclusion:

I HOPE YOU WILL GIVE SOME THOUGHT TO THE POSSIBILITY OF DISCUSSING THIS ISSUE WITH HIM. THERE ARE SO MANY TALENTED, RESPONSIBLE, AND HUMANE PEOPLE WHO COULD DO AN EXCELLENT JOB AS THE SPECIAL RAPPORTEUR ON THE RIGHT TO FOOD. AT THE INTERNATIONAL FOOD POLICY RESEARCH INSTITUTE AND AT MAJOR UNIVERSITIES, THERE ARE A NUMBER OF EXPERTS WHO UNDERSTAND THE COMPLEXITY OF FOOD SECURITY ISSUES AND WHOSE CAREERS HAVE DEMONSTRATED A COMMITMENT - NOT TO PUBLICITY - BUT TO FINDING SOLUTIONS TO THE CHRONIC HUNGER THAT STILL AFFLICTS THE LIVES OF SO MANY OF THE WORLD'S POOR. SINCERELY, JAMES MORRIS, WFP EXECUTIVE DIRECTOR

C'est la raison principale developpée au point II.

 

I. Renommer un menteur n'est pas possible

En effet, renommer JZ comme expert dans cette commission, c'est comme nommer le chanvrier valaisan Rappaz à l'Office des Nations-Unies oontre la drogue et le crime selon les déclarations marginalement ironiques du conseiller national PLR Christian Lüscher ou encore Fidel Castro - un proche ami de JZ - à la tête de Reporters sans frontières.

- JZ a été membre du jury du prix Kadhafi des droits de l'homme, un prix créé par Kadhafi en 1989, peu après l'attentat de Lockerbie perpétré par des terroristes libyens sur l'ordre de feu le dictateur libyen - on se refait les virginités qu'on peut... - et décerné jusqu'en 2011, année de la chute de son régime. JZ nie aujourd'hui avoir joué ce rôle.

Et pourtant, les articles abondent qui le mentionnent comme membre du jury ("And the winner is...", Time, 8 mai 1989; ou "Mandela receives "anti-Nobel award", UPI, 23 avril 1989, ou encore "Gadhafi human rights prize for two dock strike wifes", Daily Mail, 4 septembre 1997). Il n'a pas démenti ces articles.

- JZ est l'ancien vice-président de la Fondation 21 pour le dialogue interculturel ( cf. le Registre du commerce de Genève du 19 juin 2006 où JZ apparait comme vice-président tant de ladite Fondation que de "l'Institut Nord-Sud pour le dialogue interculturel"; lire aussi l'article de L'Hebdo du 27 avril 1989 "Le Nobel de Kadhafi" où JZ déclare qu'il "préfère avoir les mains sales que pas de mains du tout", ainsi que "Un deuxième spectacle autour du Prix Kadhafi, La récompense est financée par les pétrodollards libyens", Le Temps du 30 août 2000 ou encore "Les noirs demandent réparation pour l'esclavage", Le Temps du 7 août 2001). De la même façon, il nie aussi avoir eu cette responsabilité, comme le 13 août 2013, à l'émission Forum de la RTS.

A souligner ici que cette Fondation administrait, de 1989 à 2011, le capital de dotation du Prix dont le montant généralement évoqué est de 10 millions de dollars et dont les intérêts, de l'ordre de 250 000 dolars permettent de décerner le prix en question présenté comme un contre-prix Nobel pour le Tiers Monde ("Mandela receives "anti-Nobel" award", UPI, 23 avril 1989, ce que JZ affirme dans l'article cité).

A ce propos, il serait peut-être intéressant de savoir ce qu'il est advenu du capital de dotation de ladite Fondation.

Comment JZ peut-il avoir oublié ses activités et tous ces faits officiels et gestes rendus publics ?

- JZ a même été un des 13 récipiendaires dudit prix en 2002.  http://fr.wikipedia.org/wiki/Prix_kadhafi_des_droits_de_l.... Ce qu'il nie malgré les évidences. En témoignent la liste rétrospective des récipiendaires publiée le 24 novembre 2004, à 9:14 (!), par l'agence de presse officielle libyenne Jana qui le nomme John Ziegler..., de même que la dépêche de l'AFP datée du 30 septembre 2002 concernant l'attribution du prix Kadhafi des droits de l'homme à Garaudy et Ziegler sous le titre "French Holocaust denier, Swiss campaignair for (its) victims share Kadhafi prize" et celle de l'ATS, du 30 septembre 2002, au titre le plus explicite qui soit:  "Prix Kadhafi des droits de l'homme: Jean Ziegler et Roger Garaudy parmi les treize lauréats". A noter que JZ se trouvait à Tripoli le jour où le prix a été décerné, mais où il l'aurait refusé. Une étrange coïncidence !

L'excellent article "Führerstaat, frisch gestrichen", paru dans la NZZ am Sonntag du 25 décembre 2005 le confirme aussi. JZ y explique avoir accepté ce prix non pour lui, mais pour l'institut sur le Tiers-Monde qu'il dirige, précisément depuis 1989, l'année de Lockerbie - seconde coïncidence étrange - au département de sociologie de l'Université de Genève.

Changement de version le 2 octobre 2002. JZ prétend avoir refusé le Prix, "pour une raison exclusivement diplomatique: la fonction qu'il occupe désormais à l'ONU" ("JZ refuse le "prix Kadhafi des droits de l'homme"", Le Temps, 2 octobre 2002). Il ajoute même n'avoir "jamais accepté de prix". A l'évidence un autre mensonge, voire une offense à l'égard des "idiots utiles" de la SSR qui avaient décerné au politicien un "Swiss Award" en 2005...

 

II. Renommer un faux et mauvais expert n'est pas possible

En effet, JZ, menteur et non pas simplement amnésique, n'a pas les qualités nécessaires pour remplir ce job sans disqualifier la Commission et ridiculiser, voire déshonorer la Suisse.

Nommé une première fois en 2000 pour une durée de 3 ans, sous l'initiative de Cuba, "Rapporteur spécial pour le droit à l'alimentation" par la Commission de l'ONU pour les droits de l'homme, JZ n'a non seulement pas "cherché le consensus" - cela ne fait pas partie de l'ADN de ce sociologue-polémiste -, bien qu'il il le prétendît, pendant les 7 ans de son mandat renouvelé, il a aussi fait la preuve de sa partialité, sinon de son incompétence. Or l'impartialité est exigée d'un expert de l'ONU, de même que l'objectivité et la non-sélectivité (absence de biais) (Voir à ce sujet la résolution de l'Assemblée générale de l'ONU 48/141, du 20 décembre 1993).

Partialité contre les USA en reprochant à ce pays ses lâchers de nourriture en Afghanistan, en prétextant que les USA violaient "les éléments principaux des organisations internationales et du droit international", ou que ces lâchers auraient permis de nourrir les Talibans (Cf. communiqué de presse de l'ONU ga/shc/3660, du 9 novembre 2001).

Partialité en faveur de Cuba - logique, de la part de JZ, ami de touours du Lider maximo, peu regardant en matière de respect des droits de l'homme dans son pays connu aussi pour ses prisons où croupissaient et croupissent encore des priosonniers politiques et détenteur lui aussi du Prix Kadhafi des droits de l'homme - http://fr.wikipedia.org/wiki/Prix_kadhafi_des_droits_de_l... - qui l'amène à critiquer à nouveau les USA  tant à la Commission des droits de l'homme qu'à l'Assemblée générale pour violation "flagrante" du droit international et singulièrement du droit à l'alimentation. Même si Cuba n'a jamais figuré, pendant toute la durée des mandats de JZ sur la liste d'urgence de la FAO, l'organisation onusienne compétente pour l'alimentation et l'agriculture. Mais cela ne l'a pas empêché de prétendre que les USA commettaient un "génocide" à Cuba (Prensa latina du 20 mars 2005), alors que celui, bien réel, du Darfour n'était qu'une simple "préoccupation", la responsabilité avérée déjà à l'époque du régime de Khartoum, un autre soutien de JZ, n'étant que "présumée" aux yeux de cet expert "impartial" (Communiqué de presse de l'ONU AFR/873, HR/CN/1065, du 29 mars 2004)...

Partialité évidemment au détriment d'Israël. Ami de nombreux antisémites patentés, tels le Français Roger Garaudy et l'Américain Louis Farrakhan, autres détenteurs du Prix Kadhafi des droits de l'homme, JZ rédigea en 2001 déjà, à un an de son entrée en fonction, un rapport pour la Commission des droits de l'homme accusant Israël de mener des politiques qui "génèrent la faim et menacent les plus indigents de famine" (www.fao.org/righttofood/kc/downloads/vl/docs/AH320_en.pdf). En réalité, selon les standards de l'ONU elle-même, la sitution alimentaire dans les Territoires palestiniens n'a jamais été classée comme crise alimentaire mondiale. En novembre 2003, le Comité permanent sur la nutrition compara les risques alimentaires de diverses populations de réfugiés; or les populations de Cisjordanie et de Gaza y étaient classées les moins à risque ! A noter ici que jamais à une exagération abjecte près, JZ qualifia Gaza d'"immense camp de concentration" et les soldats israéliens de "gardiens de camp de concentration, ce qui lui valut une réprimande par le secrétaire général Kofi Annan ("Annan éreinte un fonctionnaire", JTA, 8 juillet 2005) et par le Haut-Commissaire Louise Arbour ("Les commentaires sur Gaza dd'un expert en droits de l'homme sont inconscients", Reuters, 7 juillet 2005).

Partialité toujours contre Israël quand, en 2006, après la Guerre du Liban, JZ s'autosaisit pour aller enquêter au Pays des Cèdres sur les violations du droit à l'alimentation des Libanais de la part des Israéliens, bien que 4 experts du Conseil des droits de l'homme y aient été dépêchés afin de mener une enquête officielle pour le compte de l'agence onusienne. AU terme de son enquête, les officiers israéliens devaient, selon lui, être jugés pour crimes de guerre ! (Conférence de presse de l'ONU, 26 octobre 2006, http://youtube.com/watch?v=ehUPTdNLpL.A) Où est le rapport avec l'alimentation, sinon que son mandat lui servait de prétexte pour fulminer, à son habitude, contre ses ennemis politiques.

Et pendant qu'il se laissait aller à ses dérives politiques, il n'avait évidemment pas le temps de se consacrer à son mandat. Car comment expliquer, sinon par son incompétence connue des instances onusiennes au plus haut niveau (http://www.cablegatesearch.net/cable.php?id=02ROME5540), selon le document produit par wikileaks, qu'il n'ait même pas réussi à rendre compte des pénuries alimentaires mondiales les plus graves, dont la liste est pourtant mise à jour en permanence par la FAO ? Sur 35 pays concernés en 2004, 17 avaient souffert d'une crise en raison d'actions humaines (guerre, par exemple), et non de désastres naturels. Or JZ mit en cause 34 fois les USA, mais 0 fois les parties responsables de 14 des 17 crises alimentaires d'origine humaine. Il n'intervint pas davantage en faveur des populaitions souffrant de ces famines. Ont ainsi été laissés dans l'ombre

-le Burundi

-la République Centre-africaine

- la République du Congo

- la République démocratique du Congo

- la Côte-d'Ivoire

- l'Erithrée

- la Guinée

- Haïti

- le Liberia

- la Tchétchénie

- la Sierra Leone

- la Somalie

- la Tanzanie

- l'Ouganda

 

III. Les mauvaises raisons d'une renomination

Ce qui précède témoigne clairement à charge pour le fait que JZ n'est ni impartial, ni objectif, ni non-sélectif, au sens des critères requis pour être expert de l'ONU. Comment donc la Suisse peut-elle alors songer à reproposer sa nomination ? Cela donne-t-il vraiment l'impression, au terme d'une lecture, certes sommaire, mais néanmoins documentée de son action d'expert onusien que "JZ a l'expérience qu'il faut et qu'il est interntionalement reconnu pour ses compétences", comme l'a déclaré au Matin du 14 août, sans la moindre trace d'humour, le porte-parole du DFAE ? N'est-ce pas plutôt et tout simplement parce qu'il est "internationalement connu" ? Bref, la "peopolisation" ne touche pas que Stéphane Bern, le spécialiste des altesses sur TF1...

D'autres explications, plus sérieuses, du choix suisse sont encore possibles. il convient de ne pas les négliger.

La première est bien connue de tout enseignant. Celui qui a réussi un examen une fois a de très fortes chances de le réussir une seconde. Or JZ a été élu une première fois. Dans la logique de l'ONU, la commission se déjugerait si ses membres ne le reconduisaient pas une nouvelle fois. La Suisse ne prend aucun risque en représentant JZ.

Elle en prend d'autant moins qu'elle se donne une image de pays ouvert, proche des pays du Sud (mais aussi de leurs dictateurs corrompus !), tolérant envers un esprit hyper-critique de ses institutions, qui n'a jamais de mots assez forts contre l'"oligarchie au pouvoir" dont le CF Burckhalter et pire encore le président de la Confédération Ueli Maurer sont les représentants stipendiés. Pourtant, en chrétiens qui tendent l'autre joue, ces 2 Conseillers fédéraux montrent leur magnanimité, leur indépendance d'esprit et leur indifférence aux lobbys économiques dont JZ est, depuis sa tendre enfance bourgeoise, l'ennemi juré. Cela évite au gouvernement d'aller chercher de vrais experts en droits de l'homme. A commencer par Jakob Kellenberger, l'ancien directeur du CICR qui a l'âge d'un gamin en comparaison de JZ.

La Suisse ne prend aucun risque non plus car la vision du monde par la galaxie des Nations-Unies (à part les USA) et surtout celle de leurs fonctionnaires internationaux est tendenciellement orientée vers l'anti-américanisme. La chose n'a pas échappé au renard JZ qui jamais ne critique les gouvernements de pays européens, ni a fortiori ceux du Tiers-Monde démocratiques ou dictatoriaux, profitant de la majorité automatique que ceux-ci forment. Ni même la diplomatie suisse, qui sert ses intérêts, quel que soit le parti du conseiller fédéral. Car jamais, malgré ses 79 ans, JZ ne cessera de réclamer des hochets par ses crix, pour rappeler urbi et orbi qu'il existe.

La Suisse évite aussi de se faire des ennemis d'ONG politiquement correctes et puissantes pour toute question liée aux droits de l'homme, y compris pour les nominations de fonctionnaires, telles que Amnesty International et Human Rights Watch, qui jamais n'ont élevé de critiques contre l'action de JZ.

Vu du côté onusien, le choix de la candidature de JZ est une faiblesse de plus dans une organisation qui a élevé l'hypocrisie et l'impunité au rang de beaux-arts. D'ailleurs la Libye n'a-t-elle pas présidé, du temps de Kadhafi, en 2009, le programme antiracisme de la Commission des droits de de l'homme ? Quant à JZ, il n'a été critiqué qu'une seule fois pour ses déclarations enflammées de tribun par les instances dirigeantes de l'ONU. Bref, l'omertà règne. Au passage, mais c'est une autre histoire, on en a vu les effets dans le scandale du Pétrole contre nourriture ou encore dans les abus sexuels commis par des casques bleus en Afrique et en Haïti.

 

IV. Il faut renommer JZ, l'oxymoron de la diplomatie suisse

La boucle est bouclée. Nommer JZ, récipiendaire du Prix Kadhafi des droits de l'homnme à la Commission des Nations-Unies pour les droits de l'homme, c'est nommer "the right man at the right place". L'oxymoron peut être déclaré nouvelle langue officielle de l'ONU, sur proposition du DFAE.

Pierre Weiss, 15 août 2013

 

10 commentaires

  1. Posté par Antonio Giovanni le

    Dites-nous donc M.Weiss, qui a eu l’audace infâme, incompréhensible effronterie, de disqualifier la Suisse en voulant proposer ce vil pamphlétaire, qui ne représente que lui même, mais jamais n’a servi les intérêts de sa patrie ? Des noms je vous prie, pour que le citoyen sache enfin qui gouverne le pays ou s’il l’a confié à des ectoplasmes, des fantômes, des prête-noms ou des pantins que d’autres manipulent derrière le voile pudique de la démocratie exemplaire !

  2. Posté par Antonio Giovanni le

    M.G. Vuilliomenet dit exactement ce que les « humanitaires patriotes de l’étranger » se tuent à cacher: l’impérialisme islamique. Dès ses origines cette « organisation » de pillards de caravanes – qui n’a qu’une apparence de religion, car la majeure part de ses rites et textes sont repris de religions qui lui préexistaient – n’a fait que conquérir par le feu et le sabre; on dissimule à dessein les outrages subis par les populations que l’islam a conquises et massacrées: pourquoi ? Lâcheté, peur de manquer de pétrole, de pétrodollars? Si M.Burkhalter voyait plus loin que son nez, il prendrait en compte les derniers événements politiques, plupart portant le sceau du terrorisme islamique; or, Ziegler a toujours soutenu, porté haut, exalté les faits et gestes de la nébuleuse islamique, partout et toujours, sans discrimination, complice objectif des tueurs dont les mains ensanglantées lui versaient d’honorables prébendes : ses mains ont donc touché le sang des victimes; ce monsieur a menti toute sa vie, vilipendé la Suisse par tous les moyens mis gracieusement à sa disposition et dont, sans honte, il tirait gloriole. La farce a assez duré, M.Burkhalter doit se réveiller en exhibant enfin de la Suisse d’autres visages que celui de cet imposteur masqué et se montrer lui digne de sa fonction en ne déshonorant pas la Suisse une fois de plus…On doit rappeler aussi que, pour mieux vendre ses ouvrages, Ziegler les mettait au programme des examens de ses étudiants, comme «lectures conseillées» : charité bien ordonnée…

  3. Posté par Normandy le

    D.Baettig est en l’occurrence complètement à côté de la plaque. Les faits énoncés par P.Weiss sont absolument objectifs et exacts si on remplace quelque part « proposé » par « soutenu », comme l’a relevé un lecteur pointilleux, ce qui ne change vraiment rien à l’affaire. Quant aux qualificatifs, j’y vois bien moins d’excès que de pondération. Le psychiatre jurassien UDC a-t-il un contentieux personnel ou politique avec le sociologue genevois PLR? Quand on se prétend patriote, comment trouver JZ sympathique, lui qui crache sur la Suisse quand elle ne le sert pas et qui la déshonore quand il la représente?

  4. Posté par G. Vuilliomenet le

    Non! Monsieur Baettig! Par ses propos excessifs, Monsieur Weiss me confirme dans l’opinion que j’ai du triste individu qu’est JZ! Peut-être que cela est du à celle que j’avais de lui, non pas après avoir lu une de ses attaques contre le capitalisme dans un de ses derniers ouvrages, « L’empire de la honte » si mes souvenirs sont bons, dans lequel il met un point d’honneur à cracher sur l’Occident en traitant de l’esclavagisme, du colonialisme et de l’impérialisme, laissant bien soigneusement dans l’ombre les méfaits commis par une autre « civilisation », l’islam, ce qui ne peut que laisser croire aux lecteurs lambda, qu’il n’y a que les Européens, et les Américains, donc notre Civilisation, qui ont produit l’immonde, mais après m’être intéressé à l’islam, intérêt qui s’est fait sentir après la réaction d’islamistes modérés comme H. Ouardiri après les votations sur l’interdiction de la construction des minarets en Suisse. Les méthodes de JZ s’apparente surtout à de la manipulation, du mensonge par omission. C’est tout simplement de l’imposture.

  5. Posté par Pierre Weiss le

    Si le Dominique Baettig qui s’exprime est le psychiatre et ex-conseiller national UDC jurassien, aux fréquentations françaises malsaines, c’est alors l’Hopital qui se moque de la Charité.

  6. Posté par Baettig Dominique le

    Pierre Weiss avec ses propos excessifs rend J. Ziegler assez sympathique finalement…

  7. Posté par G. Vuilliomenet le

    Appréciez cette Commission des (non) Droits de l’Homme!

    http://www.youtube.com/watch?v=cmKRE5tSc88

    Voyez-vous monsiweur Weiss, en plus de vous en prendre à JZ, vous auriez dû aller encore plus loin: proposer que la Suisse se retire de cette farce diplomatique et en donant des arguments. Mais apparemment, pour des questions de prestige, d’honneur mal placé en somme, nos politocards veulent encore s’y montrer.

    Cette Commission des (non) Droit de l’Homme est une véritable honte pour moi, Suisse!

  8. Posté par G. Vuilliomenet le

    C’est également un manipulateur. Je ne sais plus dans lequel de ses derniers ouvrages, il parlait de colonialisme, d’esclavagisme, d’impérialisme. Bien sûr, celui pratiqué par l’Occident, Europe et Etats-Unis. Il avait même mentionné le quasi génocide des Indiens par les espagnols.
    Par contre, jamais il n’a parlé de ce qu’ont fait les ancêtres de ses amis musulmans. Les musulmans ont pratiqué l’esclavagisme et à un degré pire, les mâles noirs étaient très souvent castrés. Avez-vous vu beaucoup de métis arabo-musulmans? La castration en est une cause. jean ziegler devrait lire « Le génocide voilé » de Tidiane N’Diaye et lire également les récits des explorateurs comme Richard F. Burton et John Spake.
    A votre avis, n’est-ce pas par impérialisme et colonialisme que de nombreux pays sont musulmans? Cela s’est surtout fait à la pointe du sabre, et là également les victimes se comptent par dizaine de millions.

    Par contre, il y a quelque chose d’édifiant dans cet éventuel choix. Il semble que c’est le DFAE qui nomme ce genre de représentants. Ce département serait-il noyauté par des anciens de l’équipe à la calmy-rey plus connue sous les pseudo de cruella ou de calamité-rey!
    Quelqu’un aurait-il une réponse?

  9. Posté par B. Altermatt le

    petite faute (le piège populiste dans lequel d’aucuns tombent à CHAQUE reprise) – et je le regrette, car ça affaiblit la crédibilité du message et de son auteur, alors que l’on peut que partager la reflexion générale : la « proposition » de JZ ne vient PAS du Conseil fédéral, le Conseil fédéral n’a pas PROPOSÉ JZ, mais il « transmet et soutient » la proposition (clairement parce qu’il s’agit d’un citoyen suisse). C’est presque aussi incompréhensible, mais la nuance est réelle – et elle est soit oubliée, soit volontairement passée sous silence par l’auteur qui voudrait – probablement et comme d’habitude – renforcer sa critique: de la critique de JZ à celle du CF. Cette manière de faire est compréhensible, mais dommage, car absolument pas nécessaire pour démontrer combien absurde et scandaleuse cette candidature est… Je me pose à chaque fois la question: quand, les auteurs de ce genre d’opinions comprendront-ils enfin qu’ils nuisent à leur message et à leur camp en exagérant, en hyperbolisant, en …mentant ou en faisant preuve d’une certaine amnésie…

  10. Posté par JeanDa le

    Lorsque qu’un individu paraissant – à vous lire – n’être un pantin incompétent est nommé à un poste important, je ne suis pas loin de penser que celui qui l’a nommé pourrait être lui-même un autre pantin incompétent.
    Au vu d’autres dossiers, je parlerait de faisceau d’indices.

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