Désinformation: Les bobards d’Or de la Fondation Polémia. Paris

Le 19 mars 2013 la Fondation Polémia organisait sa IVe Cérémonie des Bobards d’Or au cours de laquelle elle élit les journalistes les plus habiles à désinformer dans une atmosphère bon enfant, avec humour et sans aucune agressivité.
A cette occasion Jean-Yves Le Gallou a présenté, en ouverture, douze thèses sur la désinformation médiatique que nous reproduisons ci-dessous. Une idée à retenir, ces Bobards!

- Dans l’absolu, il n’y a pas d’information. Une information, c’est un fait que les médias décident de porter à la connaissance de leur public en le présentant sous un certain angle. Le même type de fait peut être caché ou, au contraire, présenté en « une ». Le même acte peut être excusé ou criminalisé. La désinformation vient du biais répété dans la sélection des faits et la manière dont ils sont anglés.

- Tout fait, avant d’arriver à la connaissance du public, est filtré par les médias. C’est-à-dire par ceux qui les font (les éditocrates et les journalistes), ceux qui les possèdent (les patrons de presse), ceux qui les payent (les agences de publicité et de communication).

- Les journalistes travaillent en troupeau. Le mimétisme est leur règle. Ils se copient/collent beaucoup. Et copient/collent beaucoup l’AFP, source unique, source inique. Leur règle, c’est le moutonnisme : ils bêlent ensemble.

- Les orientations politiques des journalistes sont très décalées par rapport à celles des Français : à l’élection présidentielle de 2012, près de 40% des journalistes (et élèves journalistes) ont marqué leur préférence pour l’extrême gauche (et les écologistes), près de 40% pour les socialistes, le reliquat se partageant entre Bayrou et Sarkozy.

- Les journalistes s’identifient au camp du bien : leur critère d’interprétation est moins de distinguer le vrai du faux que le bien du mal. La moraline coule à flots dans les salles de rédaction.

- Les patrons de presse cherchent moins à gagner de l’argent qu’à acquérir de l’influence. Les grands médias sont la propriété des banques et des multinationales. Rothschild à Libération, Lazard au Monde, Le Crédit mutuel et le Crédit agricole pour une partie de la presse quotidienne régionale. Pinault aux Echos, Dassault au Figaro, Bouygues à TF1 et le Qatar pour Lagardère Active (Paris-MatchTélé 7 joursElle, Europe 1, etc.). Les intérêts des médias sont étroitement liés à ceux de la finance et de la mondialisation. Les médias sont un relais de puissance de la superclasse mondiale.

7 - Les médias vivent de l’argent de la publicité. Celle-ci arrive, via les agences communication, de quatre grands secteurs économiques : la banque et l’assurance, les grandes surfaces commerciales, la pharmacie, le luxe. Là aussi tous ont partie lié à la finance et à la mondialisation.

8 - Les préjugés et les intérêts des propriétaires, des publicitaires et des journalistes se confortent plus qu’ils ne s’opposent : tous militent pour un monde plus « liquide », sans frontières et bousculant les traditions et les nations. Nous ne sommes plus dirigés par le sabre et le goupillon mais par la sainte alliance du capital financier et du gauchisme de salles de rédaction.

9 - La présentation des événements par les médias de l’oligarchie s’inscrit à l’intérieur d’une seule grille idéologique, celle du politiquement correct. La pensée est enfermée dans un carré carcéral reposant sur quatre postulats : le mondialisme, l’antiracisme, la rupture des traditions et la criminalisation de la mémoire française et européenne.

10 - Les techniques de désinformation sont multiples : occultation de certains faits, répétition à l’infini d’autres faits, déformation, angélisation des « bons », diabolisation des « méchants ». novlangue (selon la logique de 1984 de George Orwell) et, bien sûr, le bel et bon bobard.

11 - C’est ainsi qu’une véritable tyrannie médiatique s’est mise en place et impose ses règles : aux journalistes eux-mêmes (qui traquent les dissidents comme Zemmour, Ménard ou Taddei) ; aux administrations ; aux éditeurs (chasse à l’homme visant Renaud Camus ou Richard Millet), aux hommes politiques devenus des médiagogues (des hommes ou des femmes qui flattent les médias).

12 - Mais il y a une bonne nouvelle : tout cela est fini ou en train de finir. Le mur des médias tombera comme le Mur de Berlin est tombé. Les médias de l’oligarchie sont de plus en plus totalitaires mais ils perdent de leur puissance. Car ils sont concurrencés par les médias alternatifs sur Internet. Sites, blogs, forums, réseaux sociaux permettent aujourd’hui de se faire une opinion indépendamment des médias de l’oligarchie. Brimée dans les médias classiques, la liberté revient par la fenêtre des médias numériques. Aujourd’hui les médias de l’oligarchie ont perdu leur monopole et les journalistes ne sont plus intouchables.

C’est le sens de la cérémonie des Bobards d’Or !


6 commentaires

  1. Posté par lijnia le

    Les mauvaises nouvelles aussi, même si on n’en est pas fier,
    Pourquoi ne pas dire ce qui arrivent à ceux qui ne pensent pas comme il faut :
    2011 : 70 gendarmes envahissent sur des soupçons évasifs un « Centre de biodynamisme »…
    2010 : discriminations, de diffamations sur un groupe religieux respecté ….
    2010, des gendarmes en treillis font irruption. Aucune justification ne sera donnée …
    2007, 40 gendarmes lourdement armés (mitraillettes, gilets pare-balles …
    2000 : assaut d’une soixantaine de gendarmes lourdement armés…
    1997, 150 gendarmes soutenus par deux hélicoptères … abouti à une relaxe …
    1997, trois bataillons de gendarmes lourdement armés … rien n’a pu être trouvé démontrant …
    1997 : près de 50 gendarmes investissent la ferme, bungalows détruits au bulldozer…
    1996, ce médecin de 74 ans : 200 gendarmes cagoulés, bazookas, pour arrêter 3 personnes !
    1993, 200 gendarmes ont interpellé … Six ans plus tard, les accusés étaient acquittés …
    1989, assaut de la communauté agricole. 200 CRS, gardes-mobiles, deux hélicoptères … Encore un assaut pour rien…

  2. Posté par zelia le

    On attend toujours des médias qu’elles relatent aussi les bonnes nouvelles,
    comme celle-ci qui nous serait fort utile par les temps qui courent :
    « Le Dr. David R. Leffler raconte comment lors du conflit frontalier qui impliquait le Pérou et l’Équateur en 1994 un traité de paix fut signé et dure toujours ». Voila « le nouveau rôle des armées, David R. Leffler ».

  3. Posté par Pierre le

    A quand un Bobard d’Or européen?
    la RTBF (Belgique francophone) serait un excellent nominé: biais systématiquement favorable pour les thèses écolos et gauchistes, service de médiation acquis à la cause
    Le « Conseil de déontologie journalistique » belge mériterait aussi une distinction

  4. Posté par Pierre-Henri Reymond le

    En matière de désinformation je cite les « chaînes » d’information en continu! France 24, BFM TV et Euronews. La chaîne indépendante stipendiée par l’Europe! Qu’offrent-elles? Je met l’accent sur les événements en Libye et en Syrie! En Libye, Un bande de braves qui, sans être susceptibles d’êtres accablés du délit de « sale gueule », n’en ont pas moins la figure de gens que vous n’engageriez pas dans vote épicerie. Rien dans leurs attitudes ne laisse voir les ferments de la nation nouvelle! Ils arborent les mitraillettes comme des enfants des fusils en bois. Ils friment sur des 4×4 équipés de mitrailleuse. On sent que pour eux la vie est belle! Et on se demande comment cela est possible! Dans une tyrannie qui plus est! En Syrie, les infos livrent des images tremblotantes, des fumées et des façades d’immeubles criblées de trous! Lesquelles évoquent plus le vandalisme qu’une lutte pour la liberté! Et la majorité gobe cela, au nom du Bien? Notre démocratie est en péril. Non?

Et vous, qu'en pensez vous ?

Poster un commentaire

Votre commentaire est susceptible d'être modéré, nous vous prions d'être patients.

* Ces champs sont obligatoires

Avertissement! Seuls les commentaires signés par leurs auteurs sont admis, sauf exceptions demandées auprès des Observateurs.ch pour des raisons personnelles ou professionnelles. Les commentaires sont en principe modérés. Toutefois, étant donné le nombre très considérable et en progression fulgurante des commentaires (150'216 commentaires retenus sur 9'675'514, chiffres au 25 septembre 2017) un travail de modération complet et exhaustif est totalement impensable. Notre site invite, par conséquent, les commentateurs à ne pas transgresser les règles élémentaires en vigueur et à se conformer à la loi afin d’éviter tout recours en justice. Le site n’est pas responsable de propos condamnables par la loi et fournira, en cas de demande et dans la mesure du possible, les éléments nécessaires à l’identification des auteurs faisant l’objet d’une procédure judiciaire. Les commentaires n’engagent que leurs auteurs. Le site se réserve, par ailleurs, le droit de supprimer tout commentaire qu’il repérerait comme anonyme et invite plus généralement les commentateurs à s’en tenir à des propos acceptables et non condamnables.

Entrez les deux mots ci-dessous (séparés par un espace). Si vous n'arrivez pas à lire les mots vous pouvez afficher une nouvelle image.